Alors que le parquet de Lille vient de requérir un non-lieu dans l’affaire du Carlton, Dominique Strauss-Kahn tente de faire amende honorable. Selon Europe 1, l’ancien directeur du FMI s’est lancé dans un nouveau projet, mais a surtout entamé son mea culpa.

Alors que DSK pourrait bientôt sortir du marasme judiciaire qui le poursuit depuis mai 2011 et l’affaire du Sofitel de New York – le parquet de Lille vient en effet de requérir un non-lieu dans l’affaire du Carlton pour laquelle il est mis en examen pour proxénétisme aggravé en bande organisée – Europe 1 révèle quelques confidences faites par l’ancien patron du FMI. « Ce n'est pas la vie qui m'était promise, mais c'est quand même ma vie » estime Dominique Strauss-Kahn.

Un nouveau projetEt pour lui redonner un sens, DSK s’est lancé dans un nouveau projet indique Europe 1 : conseiller le Sud Soudan. Ce sont les autorités du pays qui ont fait appel à son expertise économique. Dominique Strauss-Kahn se serait déjà rendu là-bas le mois dernier pour prendre part au lancement d’une nouvelle banque. Un projet qui semble l’enthousiasmer. « Là-bas, tout est à construire » a-t-il indiqué.

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« J’ai payé, je paie, je paierai »Un éventuel retour sur la scène politique semble en revanche, lui, exclut. Dominique Strauss-Kahn éviterait soigneusement le sujet, même avec ses proches, et ne se voile pas la face. « Je sais, j'ai déconné. J’ai payé, je paie, je paierai » a-t-il déclaré, lucide. Mais s’il ne veut pas revenir dans la lumière, il ne compte pas non plus tirer un trait sur ce qui l’a motivé durant des années. « Je veux continuer à servir » a expliqué DSK. « Je ne suis pas Cahuzac, je suis conscient de mes erreurs ».