Lundi, un homme a tiré sur toute sa famille à Bordeaux, tuant par conséquent ses deux fils. Selon le procureur en charge du dossier, le père aurait prémédité son geste.

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Osman Cimenli, l’homme qui a tué lundi ses deux fils avant de tirer sur sa femme, sa fille et lui-même aurait tout préparé selon le procureur de la République de Bordeaux, Marie-Madeleine Alliot. Associée au directeur départemental de la sécurité publique, Jean-Claude Borel-Garin, ils sont revenus ce mercredi sur les circonstances de ce drame familial lors d'une conférence de presse.

"Osman Cimenli avait quitté le domicile familial depuis vendredi dernier", a affirmé le contrôleur général, confirmant la récente séparation du couple Cimenli. Le père serait par la suite revenu le lundi, muni d’une arme. "Lundi il est revenu et a profité du retour de l'école de son plus jeune fils pour entrer dans l'appartement. Il a ensuite réuni toute la famille et demandé à sa compagne de reprendre la vie commune. Comme elle a refusé, il a sorti le revolver qu'il avait acheté au mois d'août en Turquie où la famille était en vacances. Il avait sur lui beaucoup de munitions", a-t-il détaillé, avant de revenir sur la bravoure des deux enfants assassinés : "Son fils aîné a tenté d'intervenir. Mais il a été tué. Comme son jeune frère qui a lui aussi voulu réagir". Selon Marie-Madeleine Alliot, cette affaire représente "un véritable drame de la séparation".

"On a trouvé un mot"

Après avoir tiré sur sa famille, le père a été retrouvé sur une bretelle d’un boulevard, non loin du lieu du drame. Osman Cimenli a tué ses fils Mevlüt (14 ans) et Ali (17 ans) avant de se mettre une balle dans la tête. "On a trouvé un mot qu'il avait préparé. Il y dit ce qu'il a fait mais ne parle pas de se donner la mort", a indiqué Jean-Claude Borel-Garin.

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Au final, les deux fils d’Osman Cimenli sont morts, sa fille est grièvement blessée et lui reste entre la vie et la mort au centre hospitalier de Bordeaux. Quant à sa femme, elle a pu s’en sortir et devrait bientôt quitter l’hôpital.

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