C’est un secret de famille vieux de vingt ans qui a éclaté au grand jour à Dieppe ce mardi. Les restes d’un enfant enterrés ont été retrouvés par les gendarmes à l'issue d’une garde à vue pour délits routiers et violence conjugale.

La dépouille d’un bébé a été découverte ce mardi par les policiers de Dieppe. Cette découverte macabre a été réalisée après la garde à vue d’un homme  pour des délits routiers et des violences conjugales soupçonnées.

C’est un proche du gardé à vue qui a révélé aux forces de l’ordre ce secret de famille qui remonte à vingt ans. Il a déclaré lors de son audition avoir surpris une discussion entre cet homme et un membre de la famille à propos d’un bébé tué il y a vingt ans, dont le gardé à vue serait le père. La mère présumée et le beau-frère ont tout deux été entendus par les enquêteurs. A l’issu des trois gardes à vue, un jardin appartenant à la famille a été perquisitionné. c'est là que la police scientifique a découvert les ossements.

Les circonstances de la mort n’ont pas encore été déterminées a indiqué Valérie Cadignan, Procureur de la République de Rouen. L’affaire a par ailleurs été transmise à la brigade criminelle de Rouen qui dispose de moyen plus importants pour mener l’enquête.

Une grossesse non-désiréeD'après les premiers éléments de l'enquête la mère présumée du bébé était adolescente au moment des faits. Elle n'aurait pas désiré sa grossesse. La jeune fille aurait ensuite cahcé son état à ses proches et aurait accouché seule dans un grenier. Le compagnon et le frère de la mère auraient aidé la jeune fille à dissimuler le corps du nouveau-né. La Procureur de la République a expliqué que les circonstances de cet infanticide sont encore floues : "C'était une toute jeune femme, et une grossesse non désirée qu'elle a gérée toute seule, la cachant à son entourage".

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Les parents de l’enfant et le frère de la mère ont été mis en examen ce mardi après-midi. Le chef d’accusation retenu est pour le moment «assassinat ». Pour autant, ceux de torture et acte de barbarie pourraient être ajoutés une fois la cause de la mort élucidée. Il est possible que l’enquête ne mène à aucun procès en raison de la prescription des faits.

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