Alors que le second tome des Pétillantes est sorti au début du mois d'avril aux éditions Hugo et compagnie, Didier Fourmy a accordé une interview à Planet.fr. Ce roman raconte la suite des aventures des seniors au sein de leur colocation dans le sud de la France.

Planet : D’où vous est venue l’idée de mettre en scène des mamies déjantées vivant en colocation ?

Didier Fourmy : "J’ai une de mes amies qui a perdu son mari du jour au lendemain et qui m’a demandé de lui trouver un bouquin rigolo pour veuves afin de lui remonter le moral. J’ai couru les librairies et ça n’existait pas. J’ai donc décidé que j’allais l'écrire. Un jour, à Nîmes, lors de la féria, je me suis retrouvé chez des amis à une table où il y avait pas mal de veuves et de divorcées, ça m'a inspiré. J’ai pris des notes et c’est là que tout s’est enclenché. C’est un conte de fée pour seniors, une recette pleine d’humour pour bien vivre.

Planet : Quelles ont été vos sources d’inspiration ?

Didier Fourmy : Je trouve les idées dans l’air. Il y avait un feuilleton américain à mourir de rire qui m’a inspiré pour Les Pétillantes. Il s’appelait Golden girls et en français Les Craquantes. C’était l’histoire d’une cohabitation de femmes seniors dans le même appartement new-yorkais. Ça avait eu un succès fou ! Et puis, les seniors sont à la mode parce que la population vieillit. Il y a une tranche d'âge aujourd’hui, celle des plus de 65 ans, qui représente plus de 25% de la population française. Il y a énormément de gens à la retraite, il faut bien qu’ils s’occupent et qu’ils s’amusent. Aujourd’hui, une femme de 80 ans en bonne santé n’en paraît que 60 ans. Il y a beaucoup de veuves et de divorcées, c'est pour elles que j'ai voulu écrire un livre drôle.

Planet : Pourquoi avez-vous écrit une suite à cette histoire ?

Didier Fourmy : J’ai écrit la suite parce qu’on me l’a demandée. Il y a beaucoup de lectrices qui réclamaient une saison 2 à travers les blogs de lecture sur Internet. Le premier volume a très bien marché, on a dépassé les 30 000 ventes. Beaucoup de bibliothèques municipales ont acheté le livre, ce qui a multiplié le lectorat. Je n’avais que des commentaires positifs et tout le monde voulait connaître la suite. J’avais envie que ça continue aussi donc j’ai repris mes personnages qui ne m’ont jamais quitté.

Planet : Quel est le lectorat des Pétillantes ?

Didier Fourmy : Ce sont surtout les plus de 50 ans. Cette histoire de vieilles dames qui vivent joyeusement comme une bande d'ados, ça les amuse. Mais il y a des jeunes aussi. Pas des adolescents puisque ça ne parle pas le langage ado. Les hommes s’y retrouvent également parce que ça les fait rire. Et puis les femmes du roman parlent d’hommes tout le temps. D'ailleurs, ce sont des hommes qui ont rédigé des critiques formidables sur le livre.

Planet : Votre expérience dans la presse féminine vous a-t-elle poussé à écrire cette histoire ?

Didier Fourmy : J’ai travaillé dans la beauté toute ma carrière et dix ans dans la presse féminine donc je suis entouré de femmes fortes. J’ai rencontré des femmes extraordinaires. Il y a des personnages fascinants et amusants dans la presse féminine. C’est un roman avant tout mais il y a des personnages que j’ai rencontrés. J’ai tout mélangé. Il y a des histoires vraies, d’autres totalement inventées. Mais j’ai croisé en effet tous les personnages de l'histoire. Il y a des modèles qui m’ont inspirés. J’ai pas non plus voulu écrire quelque chose de vrai, il ne faut pas que ces femmes se reconnaissent. Même si elles perçoivent certains traits de leur caractère.

Planet : Envisagez-vous une adaptation pour le cinéma ou la télévision ?

Didier Fourmy : Pourquoi pas. J’en serais ravi. J’ai reçu beaucoup d’intérêts de la part des maisons de production. Beaucoup de commentaires disent que ça ferait une jolie série télé alors c’est pour ça que j’ai appelé le second livre "saison 2". C’est la forme qui inspire ça. J’ai découpé l’histoire soit en heure soit en journée soit en semaine, comme les séquences d’un feuilleton. C’est un découpage très visuel. 

Planet : Avez-vous le projet d’écrire une suite ?

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Didier Fourmy : Ça dépendra du succès et des lectrices. Si on me demande une saison 3 et si je ne fais pas mourir mes personnages, ça peut continuer. Mais je ne vais pas les tuer, elles sont immortelles. Ce sont des chroniques donc il peut y en avoir d'autres. Et puis, s’il y a une série télé, on me demandera forcément une saison 3".

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