Face à la polémique créée par les propos que lui prête un journal italien, le polémiste Eric Zemmour a décidé de donner sa version des faits et de préciser le fond de sa pensée.

Eric Zemmour est depuis quelques jours au cœur d’une nouvelle polémique. En cause cette fois-ci les propos qu’il aurait tenus lors d’une interview accordée le mois dernier à un journal italien, Corriere della Serra. Dans cet entretien jusqu’ici passé inaperçu dans les médias français et relayé en début de semaine par Jean-Luc Mélenchon sur son blog, le polémiste aurait préconisé de "déporter" les musulmans de France. C’est en tout cas ce qu’assure le coprésident du Front de Gauche, lequel se base sur ce qu’a retranscrit le journaliste italien Stefan Montefiori. Des propos qui n’ont pas manqué de créer une vive polémique. Le ministre de l’Intérieur allant jusqu’à les condamner avec "une extrême fermeté" et les collègues d’Eric Zemmour chez RTL annonçant leur décision de http://www.planet.fr/societe-eric-zemmour-devra-t-il-disparaitre-des-medias.751116.29336.html

"On a là une manipulation fantastique"Face à la polémique que son interview d’Eric Zemmour a décidé de s’expliquer. Et c’est sur les ondes de RTLoù il éditorialiste qu’il a choisi de le faire. A la question "avez-vous ou non prononcé le mot ‘déportation’" posée par Yves Calvi, le polémiste a ainsi répondu :"C’est une histoire extraordinaire : non seulement le mot ‘déportation’ n’a pas été prononcé par moi, mais ça c’était dans le texte (la retranscription de l’interview, ndlr), mais il n’a même été prononcé par le journaliste italien qui l’a reconnu dans le Figaro Vox et qui a dit ‘non, j’avais une question un peu longue et j’ai résumé ma question par un mot, déportation’". Et Eric Zemmour d’insister : "Donc on m’a accusé d’avoir dit un mot que je n’ai pas prononcé, on m’a accusé ensuite de ne pas avoir contredit un mot qui n’a même pas été prononcé (…) On a là une manipulation fantastique : on m’accuse de ne pas avoir dit quelque chose et de l’avoir pensé".

"Je ne demande rien du tout"Mais si Stefan Montefiori a effectivement reconnu sur le site du Figaro qu’il avait ajouté le mot "déportation" lors de la retranscription de l’interview du polémiste français, il n’a en revanche rien dit concernant les autres propos polémiques de ce dernier lors de leur entretien. "Vous ne demandez par le départ des musulmans et des maghrébins de France", a ainsi cherché à savoir Yves Calvi. "Je ne demande rien du tout (…) il y a des citoyens français, on ne va pas faire partir des citoyens français. Il y a des étrangers, un Etat a le droit de dire aux étrangers ‘bon bah maintenant vous rentrez chez vous’. Entre les deux, il n’y a rien, c’est tout".

"C’est ça que j’ai voulu dire dans ma fameuse interview"Egalement interrogé sur les expressions "choc des civilisations" et "guerre civile" qu’il a employées pendant l’interview, Eric Zemmour a confirmé ses propos. "Je pense effectivement que la situation actuelle qui fait que les communautés se figent, se durcissent, se séparent sur le territoire de la France et une situation dramatique qui va conduire à la libanisation de la France, avec en perspective une guerre civile et des communautés qui n’auront plus rien à se dire et qui vont s’affronter". Assumant son point de vue, l’éditorialiste de RTL a poursuivi : "Ca je le pressens, je le devine, je l’analyse (…) c’est ça que j’ai voulu dire dans ma fameuse interview : quand il y a une guerre civile avec son cortège d’horreur, tout est possible, tout est envisageable".

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Quant aux critiques que ses propos ont soulevées en France, notamment au sein de la majorité, Eric Zemmour a dénoncé "des méthodes staliniennes". Et celui-ci de souligner, en référence à Jean-Luc Mélenchon qui a révélé le contenu de cette interview en France, "enfin, pour un ancien trotskiste, c’est un peu un retour aux sources".  

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