Quatre individus ont été interpellés lundi dans les Bouches-du-Rhône et les Yvelines, soupçonnés d’être à l’origine d’un projet d’attentat déjoué visant un militaire français. Parmi eux, un mineur et un ancien membre de la marine nationale.

Des "actes terroristes" ont été déjoués "cette semaine" sur le sol français, a déclaré François Hollande mercredi soir. En effet, quatre individus ont été arrêtés lundi dans les Bouches-du-Rhône et les Yvelines. Agés de 16 à 23 ans, ils sont soupçonnés d’être les auteurs de ce projet. Placé en garde à vue à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), les quatre suspects ont livré de précieuses informations. Bernard Cazeneuve a fait le point mercredi dans la soirée.

Un ancien militaire parmi les suspectsLe "principal instigateur" de ce projet avait été "signalé" aux autorités pour "ses velléités de départ en Syrie", avait fait "l’objet d’un entretien administratif" et avait même été "repéré pour son activisme sur les réseaux sociaux et dans le relationnel de djihadistes français aujourd’hui incarcérés", a indiqué le ministre de l’Intérieur. Il a ensuite précisé qu’une enquête préliminaire avait été ouverte le mois dernier par la section antiterroriste du parquet de Paris pour "association de malfaiteur en vue de préparer des actes de terrorisme".

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Parmi les suspects figurent également un ancien militaire de la marine nationale et un mineur de 16 ans. Le premier a été révoqué en janvier dernier, tandis que le second a été relâché dans la soirée de mercredi car il avait semble-t-il finalement été écarté du projet terroriste.

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Ils prévoyaient une attaque le 7 janvier 2016Selon les premiers éléments recueillis, les quatre suspects prévoyaient d’attaquer le 7 janvier 2016, soit un an après l’attentat à Charlie Hebdo. Leur objectif : pénétrer une base qu’il avait repérée à Port-Vendres, près de Perpignan dans le Sud de la France, pour prendre un militaire gradé en otage et ensuite diffuser les images de sa décapitation sur les réseaux sociaux, croit savoir France Info. Et alors qu’une double explosion criminelle a eu lieu dans la nuit de lundi à mardi sur le site pétrochimique de Berre-Etang, Bernard Cazeneuve a assuré que ces arrestations n’ont "aucun lien à ce stade avec les faits qui se sont récemment déroulés dans les Bouches-du-Rhône".

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