Le procureur de Marseille a donné un point presse ce jeudi midi. "On peut légitimement se poser la question du suicide" du co-pilote, a-t-il déclaré.

Deux jours après le crash qui a coûté la vie à 150 personnes dans les Alpes-de-Haute-Provence, le procureur de Marseille en charge de ce dossier, Brice Robin a fait une série de révélations. Lors d’un point presse organisé ce jeudi midi, il a en effet annoncé que l’étude des enregistrements sonores contenus dans la boîte noire qui a été retrouvée a permis de comprendre qu’au moment du crash, le co-pilote se trouvait seul aux commandes de l’appareil. Le pilote se trouvait quant à lui bloqué à l’extérieur. Des informations qui confirment annoncées la veille par l’AFP.

"Une volonté de détruire l’avion"

Le magistrat a également indiqué que le copilote n’avait "aucune raison d'empêcher le commandant de bord de revenir dans la cabine de pilotage". Pourtant, "à plusieurs reprises, il a refusé au commandant de bord l'accès au cockpit", a-t-il ajouté, précisant que l’on  "entend une respiration humaine qui laisse à penser que le co-pilote était vivant jusqu'à l'impact".

Aussi, son action "peut s'analyser comme, pour une raison que nous ignorons totalement, une volonté de détruire l'avion", a-t-il jugé. Il est de "nationalité allemande" et n'est "pas répertorié comme terroriste", a-t-il poursuivi à propos du co-pilote. Son nom est "Andreas Lubitz", a ensuite épelé le procureur de Marseille. Mais, à ce stade "rien ne permet de dire qu'il s'agit d'un attentat terroriste", a-t-il insisté.

Une mort "instantanée"

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Quant aux 149 passagers et membres d’équipages qui se trouvaient à bord de l’appareil, Brice Robin a assuré que leur mort avait été "instantanée" : "Nous n'entendons des cris qu'à la fin, dans les toutes dernières minutes".

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