En hommage au 54 ressortissants français décédés jeudi dernier dans le crash du vol AH5017 au Mali, le président François Hollande a décidé de placer tous les drapeaux du pays en berne à partir de ce lundi et pour trois jours.

La France est en deuil. Jeudi, 54 de ses ressortissants ont perdu la vie dans le crash du vol AH51017 d’Air Algérie au nord du Mali. Aucun des 118 passagers et membres d’équipages n’a survécu à ce drame. "Mobilisé", le président François Hollande a d’abord organisé une réunion de crise dès vendredi, avant d’annuler tous ses déplacements prévus dans les jours à venir. La chef de l’Etat a ensuite invité les familles de victimes françaises à l’Elysée samedi. Là, il s’est non seulement engagé à ce que "tous les corps" de leurs proches soient rapatriés sur le territoire mais également à faire toute la lumière sur les circonstances de ce dramatique accident d’avion. Pour le moment, "l’hypothèse la plus crédible" serait celle des "mauvaises conditions météo", a expliqué le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.

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"C’est le rôle d’un chef de l’Etat d’assurer la cohésion nationale"

A l’issue de cette rencontre avec les familles endeuillées, François Hollande a par ailleurs annoncé trois jours de deuil national, notamment  marqués par la mise en berne de tous les drapeaux tricolore et ce, à partir de ce lundi. "C’est le rôle d’un chef de l’Etat d’assurer la cohésion nationale dans les moments dramatiques. C’est sa responsabilité et son devoir", a estimé son entourage dans les colonnes du Journal du Dimanche.

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Cinq jours après le crash du vol AH5017, les deux boîtes noires de l’appareil ont été retrouvées et devraient arriver ce lundi en France. Leur analyse devrait permettre, dans les jours à venir, d’éclairer les enquêteurs sur les circonstances de ce drame. Sur les lieux du crash, des militaires français ont été déployés afin d’assurer la sécurité et empêcher quiconque de s’approcher. Seuls des experts sont autorisés à approcher les débris. Certains tentent de récupérer des preuves, tandis que d’autres entament l’identification des corps. L’avion s’étant complètement "désintégré", ce travail s’avère "très difficile", a prévenu le général Gilbert Diendiéré, chef d'état-major particulier à la présidence burkinabè.

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