Vingt jours après le décès d’un automobiliste, percuté par une voiture après avoir laissé le passage au convoi présidentiel de François Hollande vers La Rochelle, l’enquête a été requalifiée en "homicide involontaire". 

D’après les informations de L’Express, l’enquête sur l’accident mortel qui avait eu lieu le 8 novembre à La Rochelle, dans lequel était impliqué le convoi présidentiel de François Hollande, a été requalifiée en "homicide involontaire". L’enquête judiciaire avait été initialement ouverte pour "recherches des causes de la mort". Comme l'indique le magazine, le parquet de la Rochelle a dessaissi, jeudi, le commissariat local au profit de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), à savoir "la police des polices".

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L'accident remonte au 8 novembre dernier, vers La Rochelle. Un automobiliste de 83 ans était invité à se ranger sur le côté d'une route nationale afin de laisser le passage au convoi du chef de l’Etat, qui se rendait aussi sur la ville portuaire pour les assises de l’économie de la mer. Alors qu'elle se décalait, la BMW de Marcel Briché avait été percutée par le véhicule qui le précèdait. Le retraité décédera d’un arrêt cardiaque deux jours plus tard à l’hôpital.

"L’enquête va durer encore deux ou trois mois"

"Avant de mourir, il m’a dit qu’il a été surpris par les ordres du motard chargé d’ouvrir le passage, qui lui a fait signe, toutes sirènes hurlantes, de serrer à droite. Il a pris peur", a indiqué à L’Express le meilleur ami du retraité.

Une dizaine de témoins – des automobilistes pour la plupart – ont été interrogés par les enquêteurs.  "Il en ressort, pour l’instant, qu’un ralentissement soudain a été constaté, sans que l’on puisse encore établir une faute du personnel chargé de sécuriser le convoi. Il ne faut pas tirer de conclusions hâtives. L’enquête va durer encore deux ou trois mois", a précisé une source proche du dossier.

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Toujours d'après L'Express, une nouvelle expertise médicale aura lieu afin de déterminer su l'octogénaire présentait des antécédents médicaux. Le famille, quant à elle, hésite à déposer une seconde plainte pour homicide involontaire et mise en danger de la vie d'autrui" avec une possible constitution de partie civile.

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