Si vous souhaitez faire avancer la recherche scientifique, sachez qu'il est possible de participer à des essais cliniques. Mais malgré la réglementation, ces expériences ne sont pas sans risque. 

Avant qu'un médicament ne puisse être mis en circulation, celui-ci doit être testé pour être sûr qu'il participe à l'élimination du virus tout en évitant les effets secondaires. La substance doit donc être conduite sur l'être humain avant qu'elle puisse être soumise à l’approbation d'une institution en charge de la santé pour la sécurité des personnes. Sans ces essais cliniques, la vente de nouveaux médicaments ne serait pas possible. Les centres médicaux recrutent donc des volontaires qui choisissent l'essai qu'il souhaite. Mais si la rémunération est parfois intéressante, il faut savoir que les risques existent. 

Pour effectuer un test clinique, vous pouvez répondre à des offres sur les sites des centres de recherche médicale ou via un portail recensant les différents essais comme ClinLife. "Nous sommes responsables de la transmission des coordonnées des volontaires à l’étude au docteur qui en charge de l’étude clinique correspondante et supervise l'admission des participants. Votre candidature sera alors transmise au personnel médical correspondant qui va vous donner des détails sur l'étude", explique ClinLife. L’inscription sur le site est gratuite. Si une étude vous intéresse, vous devrez répondre à un bref questionnaire en ligne. Il est possible d'arrêter l'étude quand vous le souhaitez."

À lire aussi : Devenir candidat à un jeu télé, une expérience parfois coûteuse...

Le volontaire doit respecter plusieurs conditions

Pour participer à un test clinique, le volontaire doit être en parfaite santé. Il subit un examen de santé complet avant l'essai clinique (test urinaire, prise de sang, tests de signes vitaux). Des questions concernant ses allergies sont aussi demandées. Par ailleurs, pour être retenu, il ne faut pas consommer de drogue. Les recherches sont automatiquement menées dans les laboratoires par des médecins qui sont tenus de renseigner les volontaires avant l'étude afin qu'ils soient sûrs de s'engager.

Pour réaliser un essai clinique, il y a plusieurs parties prenantes. "Le promoteur est le porteur du projet de la recherche, un acteur privé ou un laboratoire pharmaceutique. Les investigateurs sont le plus souvent des médecins hospitaliers, chargés du recrutement et du suivi des patients", explique l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé (ANSM). Cette dernière est en charge de valider un essai clinique d’un centre médical.

Un essai clinique se déroule en plusieurs phases. Les essais effectués chez les volontaires visent tout d'abord à évaluer la tolérance de la substance testée. Ils sont ensuite conduits chez les malades pour "estimer l’efficacité et la tolérance à court terme et déterminer la dose la plus adaptée". Puis, l'essai évalue l'efficacité sur un plus grand nombre de personnes et sur une durée plus longue. "C’est à l’issue de ces trois phases que le laboratoire peut envisager d’obtenir une Autorisation de mise sur le marché", explique l'ANSM. 

Publicité

Les risques existent

Pour en savoir plus sur le déroulement des tests cliniques, nous avons contacté des centres médicaux, en vain. Ceux-ci semblent un peu réticents à fournir des informations sur ces essais qui peuvent parfois mal tourner. En janvier 2016, Stéphane Schubhan est décédé suite à un essai effectué par le centre Biotrial à Rennes. Pour réaliser des tests cliniques, les centres médicaux doivent suivre une réglementation très stricte. En effet, pour débuter, "tout essai clinique doit avoir obtenu une autorisation de l’ANSM et un avis favorable d’un Comité de protection des personnes (CPP)." 

Pendant toute la durée de l’essai, "l’ANSM est tenue informée des effets indésirables graves et inattendus pouvant être liés au médicament expérimental". En cas de soucis, elle peut choisir de modifier le protocole en suspendant ou en interdisant l'essai. Elle se charge de l’inspection des essais cliniques qui portent "sur le respect des mesures de protection des personnes et sur la qualité de réalisation des essais et la fiabilité des résultats." 

À lire aussi - On a testé pour vous : le stage pour vaincre sa peur de l’avion

Des expériences pour la recherche en sciences cognitives 

Sachez que vous pouvez aussi faire des expériences dans le domaine de la recherche en sciences cognitives. Le RISC, une unité du CNRS fait souvent appel à des volontaires. "Pour participer, il faut s’inscrire sur le site via un formulaire. En fonction de votre localisation, des expériences vous seront proposées. Beaucoup se font sur l’ordinateur, mais vous devez parfois passer un IRM (Imagerie par Résonnance Magnétique)", explique le RISC.

Après avoir publié son annonce spécifiant l'âge et son sexe, le chercheur choisit des volontaires. "Les expériences peuvent durer 20 minutes ou 5 heures. Il faut donc avoir du temps. Pour éviter tous les risques, lors d'un IRM, le chercheur prend toutes les mesures de sécurité nécessaires en s'assurant par exemple qu'un volontaire n'ait pas de plomb sur ses dents", explique le RISC.

Même si beaucoup de personnes sont réticentes à faire des tests scientifiques, rappelez-vous qu'ils contribuent à sauver des vies dans le futur.

En vidéo sur le même thème - Ebola : les essais cliniques continuent pour tester les vaccins

Publicité