Le métier de détective privé intrigue souvent. Comment sont formés ces femmes et ces hommes capables de nous observer à notre insu pour le compte d’un tiers ? Eléments de réponses avec Daniel Robillard, le fondateur de la Normill, la première école française de détectives privés.

Comment devient-on détective privé ? Quelles matières faut-il étudier ? Quelles qualités faut-il pour exercer ce métier ? Daniel Robillard, le fondateur de la Normill, la toute première école française proposant une formation de détective privé, répond aux questions de Planet.

Planet : Comment se déroule la formation à l’école Normill ?Daniel Robillard: "Fondée en 1983, Normill est différente des trois autres établissements proposant ce type d’enseignement car elle ne dépend par d’une faculté mais du Rectorat de Paris.  Elle propose par ailleurs une formation à distance en six mois ou un an et ne délivre pas de diplôme. Ce que nous enseignons est en quelque sorte une préformation ou une classe préparatoire qui facilite ensuite l’entrée des étudiants dans les autres établissements. Nous proposons par ailleurs un programme axé sur les différentes techniques de recherches et d’investigation. Il peut ainsi suffire à ceux qui ont déjà un métier et souhaitent apprendre certaines méthodes de recherches spécifiques, comme les employés de services contentieux ou de recouvrement qui traquent les débiteurs. Bien évidement, tous nos professeurs sont des détectives professionnels. Le programme que nous proposons est le même que celui enseigné dans les autres établissements en première année. Ces derniers accentuent ensuite davantage leurs cours de deuxième et troisième année sur l’aspect juridique.

Planet: Quel est le profil de vos étudiants ?Daniel Robillard: Les profils de nos étudiants sont nombreux. Nous avons aussi bien des jeunes tout droit sortis du lycée que d’anciens policiers et militaires, ainsi que des personnes en pleine reconversion professionnelle. Beaucoup de nos élèves viennent par ailleurs de pays francophones comme le Canada, la Suisse, la Belgique et certains pays d’Afrique. Concernant leur âge, cela va de 19 ans à 50 ans et plus. Nous n’acceptons que les élèves qui ont au minimum un niveau Bac. Mais le niveau d’études ne fait bien évidemment pas tout. Il faut que les étudiants soit courageux, curieux, réactifs, précis et éveillés.

Planet : Avez-vous beaucoup de femmes parmi vos étudiants ?Daniel Robillard : Depuis une vingtaine d’années, on remarque que de plus en plus de femmes choisissent ce métier. Personnellement, je trouve qu’elles ont plus de nez et sont plus subtiles que les hommes. Elles sont par ailleurs indispensables lorsque nous devons créer de faux couples. Leurs homologues masculins sont, selon moi, plus performants dans les filatures de longues durées.

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Planet: A quelle rémunération peuvent prétendre les détectives privés ?Daniel Robillard: La loi de 2003 ne prévoit qu’une seule catégorie de détective privé : le directeur d’agence. En clair, tous les détectives privés sont considérés comme étant des directeurs d’agence mais la plupart travaillent en tant que sous-traitants pour des cabinets. En fonction de leur expérience et de leurs compétences (fileur et enquêteur), leur salaire peut rapidement augmenter et atteindre 3.000, 4.000 et même 5.000 euros".  

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