Si le gouvernement finit par abandonner le projet controversé, il devra rembourser une somme conséquente au constructeur.  

La mobilisation ne faiblit pas. Des milliers d'opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, avaient en effet appelé à la manifestation samedi pour faire entendre leur colère contre le projet. 

Une colère qui semble déjà avoir été entendue par le gouvernement. Il y a deux semaines, le Premier ministre s'est exprimé sur le dossier et s'est dit favorable à l'organisation d'un référendum local "avant l'été". 

350 millions d'euros minimum 

Mais que se passera-t-il si les votants s'expriment en majorité contre l'aéroport ? Le gouvernement devra alors mettre fin au projet. "Si les gens votent non, le projet s'arrête, l'affaire est entendue. La consultation, ce n'est pas oui ou oui. Si c'est non : c'est fini, le projet est abandonné", a assuré Manuel Valls. 

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Ce qui aura évidemment un coût important pour l'Etat. Il "devra verser 350 millions d'euros minimum à Vinci s'il veut résilier le contrat confiant à ce géant du BTP la construction et l'exploitation de l'aéroport", révèle vendredi Le Figaro. Le constructeur avait en effet été choisi en 2010 pour la construction du terminal et pour son exploitation durant 50 ans.

Une somme à laquelle s'ajouteront d'autres coûts, de moindre importance, pour les autres entreprises également impliquées dans le projet. 

En vidéo sur le même thème - Royal sur Notre-Dame-des-Landes : "tout le monde veut voter, on ne va pas s'en plaindre"

 

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