Le colis suspect découvert mercredi dans un train reliant Paris à Venise (Italie) ne contenait pas d’explosif mais du GHB. Interdite en France, cette drogue de synthèse est communément appelée la "drogue du violeur".

Ce n’était pas une bombe. Mercredi, des douaniers en gare de Dijon ont été alertés par une étrange bouteille que transportait le passager d’un train Paris-Venise. Mais alors qu’ils ont d’abord soupçonné la présence d’explosifs, il s’agissait en réalité de GHB. Et si ce contenu ne présentait, a priori, aucun risque pour les passagers du train, il n’en était pas moins très dangereux. Le GHB est en effet une drogue de synthèse interdite en France et qui est communément appelée la "drogue du violeur".

La bouteille portait la mention "Nitro"L’homme qui transportait cette bouteille n’a, quant à lui, opposé "aucune résistance", a rapporté le secrétaire général de la préfecture, Joël Mathurin. Selon lui, le suspect, un Egyptien de 33 ans résidant en Italie, aurait d’abord fourni des réponses "pas très claires" aux douaniers avant de leur affirmer qu’il ne connaissant "pas la nature des produits qu’il transportait". Emballée dans de l’alumunium et du plâtre, la bouteille portant la mention "Nitro", ce qui laissait à penser qu’il s’agissait de "quelque chose d’explosif", a de son côté souligné le procureur de Besançon (Doubs), Alain Saffar.

La procédure NBRC a été enclenchéeL’homme qui transportait la bouteille a ensuite été prié de descendre du train et placé sous contrôle douanier à la douane de Vallorbe, à la frontière Franco-Suisse. Ainsi le train a pu poursuivre sa trajectoire jusqu’en Italie. Craignant que la bouteille contienne un produit radioactif, les douaniers ont par ailleurs, et par mesure de précaution, mis en place une zone de sécurité d’un rayon de 70m. La procédure NRBC (nucléaire, radiologique, biologique et chimique) a également été enclenchée et cinq douaniers et trois gendarmes ayant été en contact avec l'individu et le colis ont été pris en charge par une équipe médicale.

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Alors que leur examen n’a rien révélé d’anormal, ceux-ci ont rapidement pu rentrer chez eux. L’examen du contenu de la bouteille  s’est en revanche révélé plus inquiétant. "Les premiers tests aux substances explosives ont eu des réactions positives", a en effet indiqué le procureur de Besançon. Toutefois, les nouvelles analyses, plus affinées, ont permis en soirée d'écarter tout risque majeur (maladie du charbon, ricine, peste, choléra, tularémie), puis de lever finalement tous les risques, avant que de nouveaux tests permettent de déceler la présence de GHB, a-t-il précisé.

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