L'auteur présumé de la tuerie du musée juif de Bruxelles a été arrêté vendredi à Marseille. Alors qu'il arrivait en autocar en provenance d'Amsterdam via Bruxelles, il a été interpelé par les douaniers qui ont tout de suite fait le rapprochement. Planet.fr revient sur le profil du suspect en cinq questions. 

© AFP

Un jeune homme suspecté d'être l'auteur de la tuerie du musée juif de Bruxelles a été arrêté vendredi à Marseille à la gare routière. Mehdi Nemmouche est suspecté d'avoir commis l'attentat qui a coûté la vie à quatre personnes. Ce dernier est encore à garde vue.

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1. Qui est-il ?

Mehdi Nemmouche est un Français de 29 ans originaire de Roubaix dans le Nord. Il a vécu en foyers et en familles d’accueil à partir de 3 ans. De retour à son quartier à l’adolescence, il va commencer son parcours de délinquant multirécidiviste. Il a été condamné sept fois, entre 2004 et 2009. C’est lors de son incarcération dans le sud de la France qu’il va être aspiré par l’islam radical. Ses proches le décrivent comme "très discret" et pas forcément porté sur la religion. Sa famille dit ne plus avoir eu de nouvelles à partir des années 2000.

2. Comment s’est-il radicalisé ?

En prison, il fréquente un groupe d’extrémiste religieux qui donne dans le prosélytisme extrémiste lors de son incarcération entre 2009 et 2012. Selon le procureur, Mehdi Nemmouche s’illustrait également dans la propagation de l’intégrisme faisant des "appels à la prière collective lors des promenades". Il avait fait à ce titre l’objet d’un signalement auprès de l’administration pénitentiaire. 

3. Était-il connu des services de renseignement ?

Le jeune homme avait déjà été "détecté" et donc signalé aux services. Mais c’est à l’issue de son voyage en Syrie qu’il va être fiché par la DGSI (ex DCRI). A sa sortie de prison, il "se rend en Syrie depuis Bruxelles, en passant par Londres, Beyrouth et Istanbul. Il va rester plus d'une année en Syrie où il semble avoir rejoint les rangs de groupes combattants, organisations terroristes jihadistes, de l'État islamique d'Irak et du Levant (EIIL)" indique le procureur. Ce dernier précise que ce départ à l’étranger a entravé sa surveillance. C’est à son retour en Allemagne en mars 2014 que la DGSI va établir une fiche sur Mehdi Nemmouche sans arriver à déterminer précisément où il se trouve. Tout laisse penser qu’il est alors en Belgique.

4. Comment a-t-il été arrêté ?

C’est lors d’un contrôle "inopiné" que le suspect va être identifié. Ce dernier arrivait à Marseille dans un autocar en provenance d’Amsterdam via Bruxelles. C’est la douane qui a procédé à son interpellation vendredi. L'homme avait dans ses bagages un "drap" portant une inscription au nom de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) ainsi qu’un important arsenal. Celui-ci comprend un fusil d’assaut Kalachnikov à crosse rétractable, un revolver à calibre 38 spécial et 261 cartouches du fusil d’assaut, des armes qui correspondraient à celles utilisées lors de la tuerie de Bruxelles. Il détenait également une caméra GoPro ainsi qu’un appareil photo sur lequel se trouve la vidéo revendicative.

5. Quels points communs avec Mohammed Merah ?

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Au regard du profil et du parcours, Mehdi Nemmouche présente plusieurs points communs avec l’autre "loup solitaire" Mohammed Merah. Un passé de délinquants, une radicalisation rapide qui aurait démarré en prison, un voyage pour rencontrer des groupes jihadistes, un signalement auprès des services secrets, le choix des victimes, la volonté de filmer l’acte etc. L’auteur présumé de la tuerie de Bruxelles présente ainsi un "profil" qui correspond sur bien des points avec celui de son prédécesseur de Toulouse. En revanche, il n’a pas résisté lors de son interpellation et opérait à visage découvert à l’inverse de Mohammed Merah qui gardait le casque pour réaliser ses attentats. Mehdi Nemmouche risque la prison à perpétuité.

 

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