Après un week-end polémique, la société des transports parisiens a accepté de rétablir la mention "au bénéfice des chrétiens d'Orient" sur les affiches du groupe de musique "Les Prêtres".

Dans un communiqué publié ce lundi, la Régie autonome des transports parisiens a annoncé qu'elle réintégrerait la mention "au bénéfice des chrétiens d'Orient" sur la campagne publicitaire du groupe de chanteurs "Les Prêtres". Son interdiction au nom du principe de neutralité du service public avait créé la polémique. A l'unisson, la classe politique ainsi que les réseaux sociaux avaient dénoncé cette décision. La destination des bénéfices du concert des "Prêtres" sera donc réintroduite sur les affiches.

Le principe de neutralité

En supprimant la mention "au bénéfice des chrétiens d'Orient" des 250 affiches annonçant un concert des "Prêtres" à l'Olympia, la RATP pensait faire respecter le principe de neutralité du service public. S'en tenant à ce principe juridique, l'entreprise interdisait "toute publicité présentant un caractère politique ou confessionnel". Appliqué à outrance, ce principe l'empêchait de "prendre parti dans un conflit de quelque nature qu'il soit". En l'occurrence, les persécutions des personnes de confession chrétienne en Orient. Si elle a revendiqué ce principe vendredi dernier, l'entreprise a mesuré ses propos dès le lendemain.

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Union politique

Si la RATP a finalement fait marche arrière, c'est parce que les différents partis politiques se sont insurgés face à son comportement. Sur son profil Facebook, Jean-Luc Mélenchon a déclaré : "L'affiche des chrétiens d'Orient ne pose aucun problème de laïcité". "Se tromper est excusable, s'obstiner est condamnable", a déploré Nathalie Kosciusko-Morizet. De son côté, le président du Sénat avait annoncé que sa chambre allait auditionner les responsables de la RATP.

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"La RATP doit assumer ses responsabilités", a asséné Manuel Valls dans un message publié sur Twitter ce lundi. Dénonçant des "débats stériles", le Premier ministre a insisté pour que l'entreprise de transport fasse marche arrière. C'est désormais chose faite. 

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