Des chirurgiens libéraux exerçant dans des cliniques privées et des internes des hôpitaux publics ont entamé un mouvement de grève illimité à partir de ce lundi. Ils se considèrent stigmatisés par le gouvernement.

La grogne des blouses blanches. En colère contre le gouvernement, des chirurgiens libéraux dans les cliniques et des internes dans les hôpitaux publics ont décidé de faire grève. Entamé ce lundi à l'initiative du syndicat Le Bloc – majoritaire chez les spécialistes de bloc opératoire - le mouvement est illimité et concerne 70% des cliniques privées de France, soit près de 700 établissements selon la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP).

Les dépassements d'honorairesLes grévistes critiquent, entre autres, l'accord d'encadrement des dépassements d'honoraires médicaux qui a été signé le 25 octobre dernier et qui, selon eux, est trop contraignant. Les médecins en grève ont par ailleurs exprimé via les réseaux sociaux leurs craintes de voir disparaître la médecins libérale. Une page Facebook a d'ailleurs été ouverte sur le thème: "Les médecins ne sont pas des pigeons". Pour fédérer le mouvement, une association a également été créée, l'Union française de la médecine libre (UFML), présidée par un généraliste de Haute-Garonne, le Dr Jérôme Marty de Fronton. ''Le mouvement est immense (...) Cette profession manque de respect mais ça été amplifié par notre ministre qui a oublié que sa fonction est de protéger la profession dont elle a la charge et de ne pas être méprisante vis-à-vis d'elle", a-t-il expliqué à l'AFP.

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Une manifestation mercrediLes interventions ont pour la plupart été repoussées, mais les patients nécessitant des soins urgents pourraient toutefois être redirigés vers les hôpitaux publics. L'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP, 37 établissements), a par ailleurs indiqué que "certains services ont prévu de déprogrammer des activités, notamment des interventions chirurgicales" mais que les urgences seront assurées au besoin par la réquisition de médecins. Et alors que les chirurgiens ont prévu de manifester mercredi, les internes en médecine pourraient également descendre dans les rues. A l'appel du syndicat des internes Isnih et de celui des chefs de cliniques Inscca, ces futurs médecins ont en effet choisi d'organiser leur propre mouvement, indépendamment de leur aînés et sur leurs propres mots d'ordre. Le défilé devrait partir de la gare de Montparnasse pour rejoindre le ministère de la Santé dans le VIIe arrondissement de Paris.

 

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