Six mois après les attentats, l’hebdomadaire satirique s’apprête à vivre plusieurs changements dont l’acquisition d’une nouvelle salle de rédaction ultrasécurisée.

Il y a six mois, la rédaction du journal satirique Charlie Hebdo était décimée par un attentat meurtrier, perdant notamment ses plus grands dessinateurs : Cabu, Wolinski, etc.

Depuis, l’hebdomadaire a subi plusieurs coups durs avec le départ de Luz, les dissensions internes qui ont failli conduire au départ de la journaliste Zineb El Rhazaoui, sans compter la problématique de tout l’argent reçu en dons après les attentats.

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"C'est important que les jeunes découvrent les choses sur le net"

Mais l’hebdomadaire satirique, dont les ventes culminent maintenant à 120 000 exemplaires (plus les 220 000 abonnements), entend tourner la page de toutes ces déconvenues.

Ainsi, à la rentrée est prévue la version numérique de Charlie Hebdo, disparue depuis les attentats de janvier. "On va la remettre sur le net, les tablettes, les téléphones. C'est important maintenant que les jeunes découvrent les choses sur le net", confie Riss, le nouveau patron de l’hebdomadaire.

Une "panic room" dans la nouvelle rédaction

Un autre changement attend le journal qui doit partir prochainement des locaux de Libération dans lesquels il avait posé ses valises, comme en 2011, après l’incendie de sa rédaction. Dans le courant de l'automne, la nouvelle équipe devrait prendre possession d'un bâtiment flambant-neuf du XIIIème arrondissement de la capitale, explique Le Nouvel Obs. Certains semblent regretter "un cocon où ils se sentaient moins isolé".

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Le choix de l’endroit et les configurations du lieu ont été réalisé avec des conseillers de la police. Il devrait contenir une "panic room", une pièce blindée avec un sas de sécurité permettant d’accueillir les membres de la rédaction en cas d’attaque.

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