Dominique Alderweireld, alias Dodo la Saumure, et trois autres prévenus dans l’affaire de proxénétisme dite du Carlton de Lille ont récemment demandé à ne pas être jugés par un tribunal correctionnel mais plutôt par une cour d’assises. La raison de ce choix.

©AFP

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Douai (Nord) a examiné ce mercredi l’appel de quatre personnes inquiétées dans l’affaire de proxénétisme dite du Carlton de Lille. Parmi elles figurent Dominique Alderweireld, surnommé Dodo la Saumure, sa compagne Béatrice Légrain, René Kojfer l’ancien chargé des relations publiques de l’hôtel lillois et David Roquet, l’ancien directeur d’une filiale du groupe de BTP Eiffage. Les quatre prévenus réclament de pouvoir être jugés par une cour d’assises et non pas par un tribunal correctionnel. La raison : la manière dont sera tranchée la décision finale. Dans un tribunal correctionnel, la décision revient en effet au magistrat tandis que dans une cour d’assises c’est un jury populaire qui décide. "Il faut aller au peuple. (..) On veut juger ça en catimini en correctionnelle et on veut nous priver d'un débat qui est aussi un débat de société", explique le conseil de René Kojfer, Me Hubert Delarue. "Nous demandons simplement à ce que la justice qui devait être rendue naturellement dans ce dossier devant la cour d'assises le soit (...)", a quant à lui déclaré le conseil de Dominique Alderweireld, Me Sorin Margulis.

Publicité
Les prévenus risqueraient des peines plus lourdesEt si de son côté, celui qui se fait appeler Dodo la Saumure s’est plu à ironisé juste avant l’audience de ce mercredi en expliquant qu’il avait "un besoin de mortification pour expier (ses) graves péchés", il n’en demeure pas moins qu’être jugé aux assises pourrait être lourd de conséquences pour lui. La peine y est en effet bien plus lourde qu’en correctionnelle. Ainsi, l'infraction de "proxénétisme aggravé en bande organisée" - sur laquelle a été ouverte l'instruction en mars 2011 – est passible de vingt ans de prison et trois millions d'euros d'amende, tandis que le délit de "proxénétisme aggravé en réunion" - finalement retenu par les juges - est passible, lui, de dix ans de prison et 1,5 million d'euros d'amende.

Vidéo - Retrouvez ci-dessous notre zapping Actu du jour : 

Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité