En novembre 2013, un ancien militaire âgé de 26 ans avait fracassé le crâne d’un nonagénaire avant de lui dévorer le cœur et la langue. Il devrait être déclaré irresponsable de ses actes.

Jérémy Rimbaud ne sera sûrement jamais jugé pour ses actes de cannibalisme en novembre 2013, indique Le Parisien.

Surnommé le "cannibale" des Pyrénées, l’homme avait sauvagement assassiné un retraité de 90 ans à Nouilhan (Hautes-Pyrénées), assurant par la suite lui avoir mangé le cœur. Mais selon le quotidien, l’assassin devrait être déclaré irresponsable de ses actes au moment des faits, empêchant tout jugement.

"Les experts psychiatriques ont unanimement considéré qu’il était atteint d’un trouble psychiatrique ayant entièrement aboli son discernement", explique le procureur de Pau, Jean-Christophe Muller. "La chambre de l'instruction, après une audience à laquelle les parties civiles assisteront, comme M. Rimbaud si son état le permet, constatera l'irresponsabilité pénale et décidera d'éventuelles mesures de sûreté", indique le procureur de Pau.

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"C’est comme si on avait pris possession de lui"

Agé de 26 ans au moment des faits, Jérémy Rimbaud est un ancien caporal qui a servi pendant cinq ans dans le régiment d’infanterie de chars de marine (RICM) de Poitiers, et a été en Afghanistan en 2011 et 2012. Le 15 novembre, il est entré dans la maison d’un retraité de 90 ans et lui a fracassé la tête avec un outil métallique. Le même jour, il agressera une autre personne sur sa route avec le même objet.

Avant sa mise en examen pour assassinat, tentative d’assassinat et atteinte à l’intégrité d’un cadavre, "le cannibale des Pyrénées" avait indiqué avoir ouvert la cage thoracique de la victime avec un Opinel pour extraire puis manger le cœur et la langue du retraité. Dans l’appartement, de la chair cuite avait été retrouvée dans une assiette de haricots. Lors de son audition, Jérémy Rimbaud avait évoqué "des forces extérieurs", et "avoir reçu des ordres par des voix".

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Pourtant, aucun problème psychique n’avait été détecté dans son dossier militaire. Deux jours avant le meurtre, la compagne de Jérémy avait noté un changement dans son attitude. "C’était comme si on avait pris possession de lui, il était possédé", avait-elle déclaré dans un reportage de M6.

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