De nombreux usagers ont pu constater cette semaine des retards et même des suppressions de trains durant cette période de forte chaleur. Mais pourquoi ?

Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, a prévenu ce matin sur BFMtv que de nombreux trains enregistreront de nouveaux retards les prochains jours en raison de la canicule qui touche la France depuis le début de la semaine.

Il faut dire que mercredi, la SNCF et les usagers ont vécu une journée noire avec de nombreuses suppressions de trains et des retards à rallonge. En Ile-de-France, les trains à destination et partant de Saint-Lazare se chiffraient au compte-goutte.

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Les caténaires impactées par la forte chaleur

En cause, explique la SNCF, "un défaut d’alimentation électrique". Guillaume Pepy s’est montré plus précis : "Avec la chaleur, une caténaire (ensemble de câbles destinés à l'alimentation électrique, NDLR) s'est distendue et en se distendant elle a heurté un pantographe", le bras articulé qui permet à une locomotive de capter le courant électrique.

Pour expliquer ce phénomène et rassurer les usagers à l’avenir, la SNCF a publié une petite vidéo didactique (2 minutes) :

Les rails qui se dilatent occasionnent un ralentissement du trafic

Autre conséquence des fortes chaleurs, la dilatation des rails constitués de métal, impactant du même coup le trafic ferroviaire. Une problématique qui se retrouve également outre-Manche comme le souligne le site britannique Métro.

Comme l’explique à 20 minutes, Jean-Michel Ducos, directeur de production du territoire Ile-de-France à la SNCF, "à partir du moment où la température ambiante dépasse les 30 °C, il existe de fortes probabilités pour qu’au niveau des rails, il puisse y avoir des températures supérieures à 45 °C."

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"Le problème ne se pose pas partout sur le réseau, reprend Jean-Michel Ducos. La voie est formée de plusieurs constituants (rails, attaches, ballast, joints) capables de supporter des températures élevées. En revanche, les portions de voies en travaux ou ayant fait récemment l’objet de travaux peuvent être fragilisées.", comme c’est le cas en Ile-de-France où le trafic est très dense.