Ce jeudi 2 octobre, deux ex-cadres de l'UMP ont été interpellés à l'aube puis placés en garde à vue dans le cadre de l'affaire Bygmalion.

Deux ex-cadres de l’UMP ont été placés en garde à vue ce matin à l’office anticorruption de Nanterre a rapporté l’AFP. Il s’agit d’Eric Cesari, ancien directeur général adjoint de l’UMP et Fabienne Liadze, ex-directrice des affaires financières du parti. Ils "ont été interpellés à leurs domiciles ce matin" précise l’agence.

[Mise à jour 9h00 :  Pierre Chassat, directeur de la communication de l'UMP a également été placé en garde à vue ce matin a-t-on appris plus tard]

Lire aussi : Bygmalion : François Fillon conteste la version de Nicolas Sarkozy

Eric Cesari a été nommé en 2008 à la tête de l’administration de l’UMP et était surnommé "l’œil de Sarko" dans les couloirs de la rue Vaugirard. Et pour cause, l’homme est connu pour être très proche de l’ex-président. Comme le rappelle Europe 1, Eric Cesari a indiqué en juillet dernier à L’Express n’avoir jamais "participé à aucune réunion consacrée aux comptes de campagne". À l’arrivée du triumvirat à la présidence de l’UMP, ce dernier avait été remercié sans ménagement.

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C’est Jérôme Lavrilleux qui a mis en cause ces deux anciens cadres qui auraient participé selon lui à une réunion au cours de laquelle a été décidée la mise en place du maquillage des comptes de campagne. Hier, trois personnes ont été mises en examen et ont confirmé le maquillage des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012

vidéo sur le même thème - Affaire bygmalion : quatre personnes en garde à vue 

En imagesBygmalion : tous les protagonistes de cette vaste affaire

Jean-François Copé

Le député-maire de Meaux est le personnage central du volet qui concerne l’UMP. Le président du parti d’opposition est soupçonné d’avoir surfacturé à la société Bygamalion fondée par deux de ses proches des évènements en marge de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012. Accablé, Jean-François Copé a même annoncé qu’il allait rendre les r...

Nicolas Sarkozy

C’est pour masquer les folles dépenses de sa dernière campagne présidentielle que l’UMP aurait décidé de surfacturer des évènements et ainsi, ne pas dépasser la somme de 22 millions d’euros autorisée.

Me Patrick Maisonneuve

L’avocat de Bygmalion accuse l’UMP d’avoir surfacturé des évènements à son client en 2012.

Jérôme Lavrilleux

L’ancien directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy et actuel directeur de cabinet de Jean-François Copé a récemment avoué sur le plateau de BFM TV avoir tenté de dissimuler l’explosion des frais de campagne de l’ex-président il y a deux ans. "Il y a eu l’engrenage irrésistible d’un train filant à toute vitesse. Ceux qui devaient tirer la son...

Bastien Millot

Proche de Jean-François Copé, il a fondé Bygmalion en 2008 avec Guy Alvès.

Dominique Dord

  L’ancien trésorier de l’UMP (de 2010 à 2012) a récemment été entendu par les enquêteurs. Il doit notamment répondre de faux et usage de faux, d’abus de biens sociaux, d’abus de confiance et de recel.

Guillaume Peltier

  Le vice-président démissionnaire de l’UMP est visé dans une enquête pour délit de favoritisme et prise illégale d’intérêts présumés. Son domicile a d’ailleurs été perquisitionné mardi. L’enquête fait suite à une plainte déposée en décembre 2012 par l’association de lutte anticorruption Anticor et à une décision du maire UMP de Menton, Jean-Claud...

Patrick de Carolis

  L’ancien PDG de France Télévisions est lui aussi mêlé à l’affaire Bygmalion, dans son volet télévisuel. Il a récemment été mis en examen pour favoritisme, soupçonné d’avoir reçu près de 120 000 euros de commission de la part de Bygmalion entre 2008 et 2012.

Camille Pascal

  Le secrétaire général de France Télévisions a lui aussi été mis en examen dans le cadre du volet télévisuel de l’affaire Bygmalion.

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