Alors que le bilan s'alourdit dans le terrible accident entre un bus scolaire et un TER à Millas, jeudi après-midi, des enquêteurs ont été dépêchés sur place. Des premières pistes se dessinent pour expliquer ce drame.

Ce vendredi matin, le bilan s'est de nouveau alourdi concenant l'accident de car à Millas, dans les Hautes-Pyrénnées. LCI indique que 18 personnes ont été blessées et six enfants ont perdu la vie, dont deux fillettes qui ont succombé à leurs blessures, le lendemain de l'accident. 

Pour l'instant, les enquêteurs s'attachent à déterminer les causes du drame. Comment l'autobus a-t-il pu traverser les voies et percuter le TER qui circulait à 80km/h, au point de se retrouver coupé en deux ? Le premier mis en cause est le passage à niveau, mais le procureur de Perpignan Jean-Jacques Fagni reste méfiant. Interrogé sur un possible "dysfonctionnement" concernant les barrières du passage à niveau, il a indiqué qu’il était "largement prématuré d’indiquer si les barrières étaient levées ou baissées". Si cette question revient tant, c'est parce qu’une photo intrigante, prise après l’accident, montre une barrière relevée. D’ailleurs, le maire de la ville, présent sur les lieux après le drame, a assuré à BFMTV que la barrière était relevée.

A ce sujet, la SNCF a précisé qu’il y avait de nombreux vols de batterie et de câbles sur les lignes du réseau ferré. Cela aurait donc pu provoquer un éventuel dysfonctionnement. L’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie, un expert en accidentologie ainsi que six experts en identification criminelle ont été dépéchés sur place dès ce vendredi pour étudier la scène du drame. 

Gérer l'après

Toutes les victimes ont été transportées dans les différents hôpitaux de la région de Perpignan en hélicoptère.

Le procureur a précisé à l'AFP que le conducteur du train avait été entendu dès jeudi soir par les enquêteurs et que d'autres auditions étaient en cours. Des tests d’alcoolémie et toxicologiques sont prévus sur la chauffeuse du bus ainsi que le conducteur du train. Les deux véhicules ont été placés sous scellés. Trois enquêtes de types judiciaire, administrative et une systématique en cas d'accident concernant la SNCF ont été également ouvertes. 

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Une cellule psychologique a par ailleurs été mise en place pour les élèves du collège Christian Bourquin. Il est d’ailleurs prévu que ce vendredi matin, les professeurs de l’établissement s’entretiennent avec une soixantaine de membre de l’Education Nationale ainsi que "des psychologues, des travailleurs sociaux et des conseillers techniques", a informée la préfecture dans un communiqué
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