Ce jeudi 14 décembre, une collision entre un bus scolaire et un TER à un passage à niveau à fait au moins cinq morts dans les Pyrénées-Orientales. Enfants, familles, riverains... Tous sont effondrés. Ils racontent. 

C'était une fin de journée comme les autres, rapporte France Info dans un récit poignant. Une vingtaine d'élèves du collège Christian-Bourquin de Millas dans les Pyrénées-Orientales prennent place dans l'autocar qui doit les ramener chez eux. Ils ont entre 11 et 17 ans. La suite, on la connait. Quelques minutes plus tard, à 16H03, leur bus s'avance sur un passage à niveau à la sortie de la commune. Un TER passe au même moment. Il percute de plein fouet le véhicule.

Pour l'heure, difficile d'établir un bilan exact tant certains corps sont difficiles à identifier. Arrivés sur place quelques heures après l'accident aux côtés de la ministre des Transports, Elisatbeth Borne, le Premier ministre, Edouard Philippe indique, à ce moment là, que quatre personnes ont perdu la vie (une de plus désormais), onze personnes se trouvent dans des situations "d'urgence absolue".

La barrière était-elle fermée ?

Léana, 11 ans, se trouvait dans le bus qui devait la ramener chez elle. Elle a vu le train arriver droit sur elle, droit vers l'autocar. Elle hurle, puis le trou noir. Elle se réveille, ses vêtements sont déchirés. Certains de ses amis sont dans le même état, blessés, mais vivants... Pour certains.

D'autres témoins ont assistés à la scène. C'est le cas Georges, au volant de son véhicule au moment de la collision. C'est lui qui a aussitôt appelé les secours. Il raconte à BFMTV. C'était un vrai carnage, c'était atroce". Selon lui, pas de doute. En face de lui, à contre-sens du chemin emprunté par l'autocar, "les barrières étaient baissées, on a vu le train arriver, on a vu le bus s'engager." Puis c'est le choc, très violent, affirment d'autres témoins. Lesquels indiquent avoir "entendu comme une grosse explosion, comme si c'était une explosion de dynamite".

Mais d'autres témoins et blessés affirment le contraire. A la question : "Les barrières étaient-elles fermées ?". "Non", répondent des collégiennes présentes dans l'autocar, les barrières étaient relevées. "La barrière ne s’est pas refermée, elle est restée ouverte. Le clignotant rouge, ça s’allume normalement. Là, il ne s’est pas allumé. Alors la conductrice est passée, elle s’est arrêtée à moitié et c’est là que le train l’a percuté", a, par ailleurs, indiqué la grand-mère d'une autre adolescente.

Après le drame, l'effroi

Une description revient sur toutes les lèvres. Celle d'une scène effroyable. Robert Olive, le maire de Saint-Féliu-d'Amont, raconte à France 3 : "Je suis arrivé une demi-heure après. Forcément, j'ai une vision épouvantable. Le bus coupé en deux par un train et des gamins couchés partout".

Idem pour ces collégiens prévenus après les cours : "Un prof nous a dit de nous rassembler dans un endroit. (...) Là, ils nous ont annoncé l'accident", détaille l'un deux à France 3 Occitanie. "On est partis voir et on a vu le bus coupé en deux", relate un autre adolescent.

Erreur humaine ou défaillance technique ?

Pour l'heure, le parquet de Marseille s'est saisi du dossier et trois enquêtes ont été ouvertes dont une pour "homicides et blessures involontaires". Une cellule psychologique a également été mise en place afin d'accueillir les enfants, familles et enseignants qui ressentent le besoin de parler.

Selon les premiers éléments de l'enquête, la conductrice de l'autocar n'étaient pas en état d'alcoolémie. Les personnes aux commandes du train non plus. Le procureur de Marseille, Xavier Tarabeux, a indiqué, de son côté, que les témoignages n'étaient "pas tous concordants. Mais ils penchent en majorité en faveur de barrières fermées au moment de l'accident".

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Quant à la conductrice du bus scolaire, âgée d'une quarantaine d'années, cette dernière n'a pas encore pu être entendue compte tenu de son état. Reste que son témoignage devrait être déterminant pour comprendre les circonstances du drame.

En vidéo - Collision à Millas: Les barrières étaient fermées ou ouvertes ?

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