Regroupés sous l'appellation "Cannabis social clubs", des producteurs et consommateurs de cannabis ont déposé des statuts pour se constituer en "fédération du cannabis".

Malgré sa mise en garde à vue, son avocat plaidera la relaxe de Dominique Broc. Relax, c'est aussi l'état d'esprit dans lequel le porte-parole des "Cannabis social clubs" a déposé les statuts d'une future "fédération du cannabis" lundi 4 mars à Tours. A défaut d'encarts publicitaires à la Une du Figaro, le groupe s'affiche via Facebook. Revendiquant 400 groupements de "Cannabis social clubs", l'association veut donner un caractère officiel à sa démarche et faire avancer la cause de la dépénalisation.

"Ils nous ont ouvert une porte, on va s’en servir" a d'ailleurs expliqué son porte-parole, Dominique Broc, après son arrestation. "Si nous sommes fédérés et qu’un maximum de groupes de cultivateurs jouent la transparence en montrant ce qu’ils produisent, les tribunaux ne pourront pas absorber toutes les plaintes. Et cela montrera que la loi est inadaptée". Un raisonnement qui tient la route quand on sait que plusieurs membres du gouvernement, de Christiane Taubira à Vincent Peillon soutiennent la légalisation du cannabis.

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Les "Cannabis social clubs" revendiquent une forme de transparence et de responsabilité avec pour objectif  de "contrecarrer les trafics et les dealers et de mieux contrôler la qualité du cannabis, afin de protéger la santé des usagers" affirme l'autre fondateur du groupe, Farid Ghehioueche. Reste un obstacle de taille : malgré ses bonnes intentions, le groupement est le promoteur de substances dont l'usage est réprimé par la loi. A moins d'un geste du gouvernement, les "Cannabis social clubs" resteront donc un écran de fumée.  

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