Afin de faire fuire les Roms installés depuis trois jours dans sa ville, le maire de Landen (Belgique) a opté ce mercredi pour une nouvelle tactique. L'édile a en effet usé de musique "techno" envoyée à plein volume.

Les décibels comme nouvelle arme de dissuasion massive ? C'est l'idée farfelue qu'a eu Gino Debroux, maire sp.a (parti socialiste belge, plutôt de gauche) de Landen (Belgique), pour tenter de déloger un groupe de gens du voyage, a rapporté ce mercredi l'AFP. A l'aide d'une sono d'une capacité de 14 400 watts, l'édile a arrosé le camp, en place depuis dimanche dernier, avec de la "techno" lancée à plein volume, a exposé le journal local Het Belang van Limburg.

En effet, une trentaine de caravanes avaient établi leur campement sans autorisation sur un terrain industriel de la ville flamande située à une soixantaine de kilomètres de Bruxelles. A l'issue de leur installation, des pourparlers entre le camp et les autorités locales avaient été réalisés. Les Roms auraient dû quitter les lieux mardi matin au plus tard mais... ils ont choisi de reporter leur départ à vendredi, a révélé l'agence de presse Belga.

Publicité
Debroux, nouveau Gandhi ?Le succès de son intervention a été tout relatif. En effet, cette dernière a mené à une discution qui, elle même, a débouché sur une promesse de départ des occupants jeudi matin, a révélé le journal belge DH. Mais, l'initiative du bourgmestre à néanmoins été vivement critiquée et ce, même au sein de son parti : "Les mots et les actions durs posés sont regrettables. Ce n'est pas comme cela que nous abordons ce genre de problématique", a par ailleurs déclaré Bruno Tobback, président du sp.a. "C'était une façon non-violente de parvenir à une solution et cela a fonctionné", s'est donc défendu Gino Debroux d'après des propos rapporté par le journal flamand.

Vidéo sur le même thème : Le maire de Landen chasse les Roms à coup de "techno"

Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité