Le parquet de Paris a décidé d’ouvrir une triple enquête préliminaire afin d’éclaircir les circonstances qui ont conduit au décès d’un bébé in utéro vendredi à Paris. Les parents de l’enfant imputent la faute à la maternité de Port Royal où l’accouchement devait avoir lieu et qui, faute de place, les a renvoyé chez eux.

Que s’est-il passé ? Trois jours après le décès d’un bébé in utéro à Paris, le parquet a décidé de mener une triple enquête – médicale, administrative et judiciaire - pour déterminer les circonstances de ce drame. De son côté, la ministre de la Santé, Marisol Touraine a appelé à "une enquête exceptionnelle" administrative et médicale pour "faire toute la lumière" sur cette affaire. Et alors que les parents du bébé imputent la faute à la maternité de Port Royal, elle a ajouté qu’elle "veillerait" à ce qu'ils puissent connaître la vérité.

La maternité était saturéeIl y a quelques jours, la mère de l’enfant et son compagnon se sont rendus à cet établissement du sud parisien où l’accouchement devait être déclenché. Mais alors que cette maternité – l’une des plus importantes et des plus réputées – était saturée, le personnel leur a demandé de reporter le rendez-vous de quelques heures. Le Parisien, qui a rapporté cette affaire, précise que le couple a signalé à la maternité que le bébé ne bougeait pas beaucoup. A force d’insister, la femme enceinte et son compagnon ont été dirigés vers les urgences en vue d’y être admis. Après plusieurs heures d’attente et faute de place une fois encore, le couple qui n’a pas non plus pu être admis dans un autre établissement, est finalement rentré chez lui. Dans la nuit de jeudi à vendredi, tous les deux sont retournés aux urgences. Le personnel a alors constaté la mort du fœtus.

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Interrogé par Le Parisien, Dominique Cabrol, le patron de la maternité s’est dit "très triste". Reconnaissant "une saturation totale" de l’établissement le jour était prévu l’accouchement, il a toutefois assuré que l’examen de la patiente montrait ce jour-là un rythme "normal". Selon lui, "rien ne laissait présager qu’il y avait un risque". Une autopsie devrait être pratiquée sur le corps du bébé mort in utero.

Près de 6 000 naissances peuvent être assurées dans ses locaux modernes et flambant neufs, selon la maternité, qui a rouvert ses portes en février 2012 après des mois de travaux. 

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