Lundi 27 octobre, de nombreuses manifestations ont été organisées en réaction au décès de Rémi Fraisse. Certains rassemblements ont donné lieu à des affrontements avec les CRS.

C’est un drame survenu en marge de la mobilisation contre la construction du barrage de Sivens qui suscite une énorme émotion. Lundi 27 septembre, plus d’une dizaine de manifestations ont eu lieu dans toute la France en réaction au décès dimanche de Rémi Fraisse. Militant écologiste de 21 ans, ce dernier a été retrouvé mort sur le site du barrage contesté de Sivens, dans le Tarn, à l’issue d’affrontements avec les forces de l’ordre.

Dénonçant les "violences policières", des milliers de manifestants se sont rendus dans les rues de Nantes, Marseille, Rennes, Lyon, Lille, Paris, Chambéry, Bordeaux ou encore Albi pour dénoncer leur colère. Ces rassemblements ont donné lieu à plusieurs endroits à des débordements.

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Dans la ville de Nantes, fortement marquée par les tensions observées à Notre-Dame des Landes, quelques 600 personnes se sont rassemblées en fin de journée pour contester "la violence d’Etat". "Vos armes non létales tuent. On n'oubliera pas. Résistance" pouvait-on lire sur les pancartes ou encore le célèbre acronyme ACAB ("All cops are bastards", tous les flics sont des salauds en anglais). En outre, plusieurs vitrines de banques ont été prises pour cibles et les forces de l’ordre ont dû recourir au gaz lacrymogène pour disperser les manifestants.

Des violences ont également été constatées à Albi où quasiment mille manifestants s’étaient réunis pour dénoncer la mort de Rémi Fraisse. "Rémi, Rémi, on ne t'oublie pas" scandaient les militants avant que cela ne dégénère. En effet, des affrontements ont eu lieux entre des manifestants et les CRS. Jets de pavés pour les uns contre gaz lacrymogène pour les autres. Aux alentours de 19 heures, la situation est revenue au calme dans le centre ville.

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"Flics, porcs, assassins" pouvait-on entendre dans les rues de Rennes où 300 manifestants étaient rassemblées brandissant une banderole sur laquelle était écrit : "la police tue, appel à la révolte". Des poubelles ont été incendiées en marge de ce rassemblement.

À Paris, Marseille ou encore Lyon, les manifestations se sont déroulées dans le calme comme ceci a pu être observé à Strasbourg, Rouen ou encore à Lille.

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