L’appareil de l’ancien dictateur libyen, en stationnement dans un aéroport du sud de la France, est disputé par plusieurs personnes pour sa revente. 

Depuis 2012, l’ancien avion affrété au dictateur libyen Mouammar Kadhafi assassiné en octobre 2011, est mis en gardiennage à l’aéroport de Perpignan. Le luxueux appareil avait fait l'objet d'un contrat de réparation et de maintenance signé entre le gouvernement libyen de transition et Air France.

Mais l’avion est aujourd’hui au centre d’une bataille entre une agence gouvernementale libyenne et un créancier koweïtien pour en faire l’acquisition, puis le revendre.

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Des pourparlers ont eu lieu lundi

C’est ainsi que lundi après-midi, des pourparlers ont eu lieu où chaque partie a fait valoir ses droits. D’un côté, la société Al-Kharafi, l’un des plus gros conglomérats du Moyen-Orient note Paris Match, ayant fait l’acquisition de l’avion suite à la rupture d’un accord contracté avec Mouammar Kadhafi en 2006, compte désormais le revendre aux enchères pour une mise à prix de 60 millions d’euros. De l’autre, l'Executive Authority for Special Flights (EASF), une agence gouvernementale libyenne, a fait valoir son droit souverain sur cet aéronef.

Pour sa défense, l’agence libyenne a indiqué que l’avion était "exclusivement utilisé pour des fonctions de représentation du gouvernement de Libye.", tandis que le créancier koweïtien a répliqué que l’Etat libyen avait renoncé implicitement à son "immunité d’exécution" en acceptant le recours à un jugement arbitral en 2013. Pour trancher ce désaccord, le tribunal rendra sa décision le 23 novembre.

La France réclame 3 millions d’euros pour la maintenance

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Mais, comme le souligne Paris Match, la France, par l’intermédiaire d’Air France, est venue mettre son grain de sel dans cette bataille en s’opposant à la saisie de l’appareil. Et pour cause, la compagnie aérienne n’a jamais été payée pour les réparations et la maintenance effectuées sur l’Airbus A340. La facture s’élève tout de même à un peu moins de 3 millions d’euros.

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