Le 12 novembre la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) aurait intercepté une conversation téléphonique dans laquelle la cousine du cerveau présumé des attentats évoquait clairement à un contact syrien son intention de commettre une attaque terroriste en France.

Deux semaines après les attentats de Paris et alors qu’un hommage national va être rendu aux victimes, "Le Petit Journal" de Canal+ fait des révélations troublantes. Selon son équipe, la veille de ces terribles attaques qui ont provoqué la mort de 130 personnes, la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) aurait réussi à intercepter une conversation téléphonique dans laquelle il était question d’attentats en France. Cette conversation aurait été passée le 12 novembre par Hasna Aït Boulahcen, la cousine d’Abdelhamid Abaaoud, le cerveau présumé des attentats. A un contact syrien, la jeune femme aurait assuré vouloir commettre une attaque terroriste dans l’Hexagone.

Pourquoi cet appel n’a-t-il pas davantage éveillé les soupçons ? Une information qui, si elle s’avère exacte, soulève de nombreuses questions. Parmi elles : pourquoi la DGSE n’a-t-elle pas réagi ? Pourquoi ses équipes n’ont pas fait le lien entre cette interlocutrice et son cousin ? D’abord parce qu’ "il existe de nombreux profils de jeunes femmes appelant au djihad. Il était donc difficile de se lancer immédiatement dans une surveillance étroite", croient savoir les journalistes du "Petit Journal". Ensuite, parce que le prénom de la jeune femme n’a pas été bien orthographié. Les services de la DGSE ont en effet écrit "Hasma" au lieu d’ "Hasna". "Ca a créé un flottement. Elle n’(a) pas (été) immédiatement comme la cousine  de l’homme le plus recherché en Europe", explique encore l’équipe de Canal+.

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"C’est faux", assure Bernard CazeneuveAutant d’informations que le ministère de l’Intérieur réfute. Jeudi soir sur le plateau de "Des paroles et des actes", Bernard Cazeneuve a en effet affirmé que tout était "faux". "Les communications qui ont été interceptées par nos services l'ont été au lendemain des attentats dans le cadre d'une procédure judiciaire sous contrôle du procureur de la République", a-t-il assuré.

En vidéo sur le même thème - François Hollande : "La France est en guerre"

mots-clés : Attentats à paris
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