L’Algérien soupçonné d’avoir fomenté des projets d’attentats à Paris et d’avoir tué Aurélie Châtelain aurait falsifié des documents officiels pour entrer à l’université. Plus de détails.

Agé de 24 ans, Sid Ahmed Ghlam est actuellement soupçonné d’avoir voulu provoquer des attentats à Paris et d’avoir tué Aurélie Châtelain. Interpellé dimanche, l’étudiant d’origine algérienne est actuellement entendu par les autorités. Au fil des jours, les enquêteurs semblent aller de découvertes en découvertes. Après avoir découvert tout un "arsenal" dans la voiture du suspect et à son domicile, une chambre dans une cité étudiante du 13e arrondissement de Paris, ils ont appris qu’il avait falsifié des documents officiels pour entrer à l’université.

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L’Université Pierre et Marie Curie (UPMC) à Paris a en effet indiqué dans un communiqué que le jeune homme avait fourni de faux de relevés de notes au moment de son inscription. Toujours selon l’université, Sid Ahmed Ghlam faisait également l’objet d’une procédure disciplinaire en raison de ses absences répétées. Il n’a assisté à aucun cours depuis la rentrée dernière et ne s’est pas non plus présenté aux examens de décembre. Inscrit en troisième année de licence en sciences et technologie santé, mention électronique, l’étudiant pouvait cependant continuer de bénéficier d’un logement étudiant.

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"Ses résultats étaient insuffisants pour passer en troisième année"

Avant d’intégrer cette licence, Sid Ahmed Ghlam étudiait à l’école informatique Supinfo, entre 2011 et 2013. "Le cursus dure cinq ans mais ses résultats étaient insuffisants pour passer en troisième année. Il a décidé d'abandonner. Il aurait pu passer le rattrapage ou redoubler mais il n'a visiblement pas voulu", a expliqué un responsable pédagogique à Metronews. Le jeune homme serait ensuite parti à Reims, puis Saint-Dizier avant de finalement revenir à la capitale en 2014. C’est à ce moment-là qu’il se serait inscrit à l’UPMC et qu’il aurait commencé à se radicaliser avant de partir une semaine en Turquie cette année.

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"Mon frère n’a jamais été un extrémiste de l’islam", assure pourtant sa sœur. "Mon frère n'a pas changé. Il n'y a pas eu de radicalisation. Je suis choquée par tout ça. Nous, on n'y croit pas. (...) Mon frère aussi parle avec les femmes et les respecte. Il est resté comme il a toujours été. Il n'a jamais eu de propos extrémistes", a-t-elle également assuré avant d’expliquer : "On ne croit pas que des armes ont été retrouvées chez lui. Je pense qu'il a été manipulé par des gens de l'extérieur, qui l'ont peut-être menacé. On n'est pas des terroristes".

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