Mardi, deux hommes soupçonnés de préparer un attentat durant la présidentielle ont été arrêtés. Les deux fichés S s'étaient rencontrés en prison et, depuis leur sortie, s'étaient engagés dans un processus de radicalisation.

Mardi matin, à Marseille, deux hommes soupçonnés de préparer un attentat durant l'élection présidentielle ont été arrêtés. Ils ont été placés sous surveillance, a déclaré le ministre de l’Intérieur, Matthias Fekl. Les deux hommes qui avaient loué un appartement d’étudiant près de la gare Saint-Charles ont été interpellés en bas de leur immeuble, a rapporté Le Parisien

Les deux hommes se sont connus en prison

Clément Baur est né à Ermont (Val-d’Oise) en 1993 et Mehieddine Merabet est né à Croix (Nord) en 1987. Fichés S, les deux hommes étaient recherchés depuis une dizaine de jours. Ils étaient aussi visés par un mandat de recherche pour association de malfaiteurs terroriste.

Le plus âgé avait été condamné à Lille pour des faits liés au trafic de cannabis en 2013. "Le casier judiciaire de Mahieddine M. fait état de douze condamnations, entre 2004 et 2013, pour des faits de droit commun", a déclaré le procureur de la République, François Molins, lors d'une conférence de presse mardi. Clément Baur s’était converti à l’Islam il y a une dizaine d’années, puis se serait radicalisé en rencontrant des membres de la communauté tchétchène à Nice. Par ailleurs, il serait en lien avec des djihadistes de la fillière belge de Verviers, a rapporté BFMtv. En 2015, les deux supects ont partagé la même cellule dans la prison lilloise de Sequedin. Ils étaient devenus inséparables et s'étaient engagés dans un processus de radicalisation.

Mahieddine M. cherchait à contacter l'Etat islamique

Le 4 avril 2017, Mahieddine Merabet avait envoyé aux services de police une enveloppe contenant ses papiers. "Je vous donne ma pièce d'identité, ma carte, car à cause de vous, je n'en ai plus l'utilité. Je vais bientôt me rendre, on en discutera. À vous les forces de l'ordre, que me voulez-vous, laissez-moi respirer, je n'ai rien à vous dire, je vis d'amour et d'eau fraîche, je médite, laissez-moi tranquille." Par ailleurs, il cherchait à entrer en contact avec l'organisation djihadiste pour leur transmettre une vidéo d'allégence ou de revendication. En décembre 2016, une perquisition avait été menée dans son domicile à Roubaix. Les policiers y avaient découvert un drapeau de l'Etat islamique ainsi que de la documentation djihadiste sur un ordinateur.

À lire aussi : Attentat de Londres : un député qualifié de "héros" après avoir tenté de sauver un policier

Publicité
Selon les enquêteurs, le QG d’un des candidats à la présidentielle était visé. Lorsque le domicile des deux hommes a été perquisitionné mardi à Marseille, la DGSI a retrouvé un pistolet mitrailleur UZI, un pistolet semi-automatique TOKAREV, presque 4 kilos de produits servant à confectionner du TATP et '"une grenade artisanale constituée de 250 grammes de TATP", a déclaré le procureur de la République.
mots-clés : Marseille, Arrestation

Recevez toute l'actualité chaque jour GRATUITEMENT !

X
Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité