Alors qu'ils projetaient un attentat contre un site militaire,  les trois jeunes se seraient radicalisés sur Internet.

Les trois suspects dans l'affaire du projet d'attentat terroriste ont été présentés, ce vendredi, à un juge d'instruction. Interpellés lundi, ils prévoyaient d'attaquer le site militaire de Fort Béar (Pyrénées-Orientales) et de décapiter un officier. 

Tous les trois ont un niveau Bac, mais seul un d'entre eux était réellement actif sur Internet. À seulement 17 ans, Ismaël est considéré comme l'instigateur du projet. C'est sur les réseaux sociaux qu'il aurait fait la rencontre d'un membre de l'Etat Islamique (EI). Le jihadiste, de nationalité Britannique selon Le Mondel'aurait incité à "frapper la France" de l'intérieur. Sud Ouest précise que sa mère avait déjà prévenu les autorités de son intention de partir faire le jihad en Syrie.

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En janvier, l'adolescent aurait rencontré Antoine (19 ans), un jeune musulman à qui il aurait parlé de son projet d'attentat. Mais c'est Djebril (23 ans) qui leur aurait proposé, via Internet, de s'attaquer au sémaphore de Béar. Cet ancien militaire avaient été réformé de la Marine Nationale pour des raisons de santé. Selon France Info, ce dernier aurait déclaré avoir été "hypnotisé par les images de propagande".

Au nom de l'Etat Islamique

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Alors qu'ils étaient en garde à vue, Djebril, Ismael et Antoine ont revendiqué avoir agi au nom du Daesh. En plus de tuer des militaires et de décapiter l'officier, ils avaient même prévu de "filmer la scène et de la diffuser sur Internet", a rapporté Europe 1 ce vendredi après-midi. D'après les enquêteurs, ils n'avaient pourtant aucun antécédent judiciaire.

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