Les sept hommes interpellés ce week-end à Strasbourg et Marseille, suspectés de préparer un attentat, étaient la cible d'une enquête entamée en février. Découvrez comment ils sont tombés dans le piège tendu par les autorités.

Dans la nuit de samedi à dimanche, la Direction générale de la Sécurité Intérieure (DGSI) et le Service interministériel d’assistance technique (Siat) ont interpellé quatre hommes à Strasbourg et trois à Marseille. D'après L'Obs, les suspects préparaient des actes terroristes visant la cité phocéenne et Paris.

L'enquête a commencé en février dernier. Les autorités avaient repéré cinq hommes en contact avec un commanditaire-mystère œuvrant depuis la Syrie. Le groupe avait pour mission de récolter de l'argent en contractant des prêts à la consommation, indique L'Obs, afin de préparer un attentat.

C'est cependant une autre équipe qui devait mener l'attaque. La DGSI et le Siat ont attendu que les deux groupes entrent en contact, ce qui n'est jamais arrivé. À l'approche de l'Euro de football, ils ont préféré arrêter les cinq hommes, le 14 juin.

"Taper à tout prix"

Restait à identifier le commando d'attaque. "On savait qu'ils étaient à la recherche d'armes et qu'ils avaient du mal à s'en procurer", a expliqué au Parisien une source proche du dossier. Les autorités, qui savaient comment contacter le commanditaire, lui ont fait parvenir une fausse annonce : elles lui proposaient un arsenal pour 4 000 euros, dissimulé quelque part dans le Val d'Oise. Ils n'ont pas mordu à l'hameçon.

Et puis, en novembre, l'organisation État islamique a commencé à perdre beaucoup de terrain en Irak et en Syrie. Frustrés, le groupe voulait absolument "taper à tout prix", selon une source de L'Obs en lien avec l'enquête. Baissant leur garde, les suspects et leur commanditaire ont échangés plusieurs messages.

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Ces derniers ont été interceptés par la DGSE et le Siat, qui ont retrouvé leur trace à Strasbourg et à Marseille. Dans leur planque de Strasbourg, quatre pistolets automatiques, un pistolet-mitrailleur et des documents évoquant une allégeance à Daech y ont été découverts.

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