Une mère de famille, qui a perdu son enfant de 2 ans sur la Promenade des Anglais, s'est vu retirer ses allocations car elle n'avait plus d'enfant à charge.

Décidément, le sort s'acharne sur Margot, une jeune femme qui a perdu sa fille Léana, 2 ans et demi, lors de l'attentat à Nice le 14 juillet dernier.

Comme le rapporte France 3 Côte-d'Azur, la mère devait commencer un travail d'assistante maternelle l'été dernier. Trop dur pour elle, en plein deuil de sa fille unique. Dans le même temps, son RSA lui a été retiré car elle n'avait plus d'enfant à charge.

"Aujourd’hui, je n’ai plus rien"

"Quand je vois qu’une personne fichée S, récemment sortie de prison, a pu bénéficier du RSA et qu’on me le retire au profit de ce genre de personnes… Aujourd’hui, je n’ai plus rien", s'indigne-t-elle dans le reportage.

Publicité
Un paradoxe déjà soulevé par le député (PS) Gérard Bapt. "Il va être humainement douloureux pour les familles des victimes des attentats d’apprendre qu’un assigné à résidence, dont le nom apparaît dans plusieurs enquêtes judiciaires liées au terrorisme, bénéficie des droits de notre protection sociale", expliquait-il. 'Il va être difficile aussi à comprendre cette situation par les familles modestes qui ont vu leur demande de RSA refusée ou suspendue". Le parlementaire a interpellé le Garde des Sceaux et le ministre de l’Intérieur à ce sujet.

Interrogé sur cette affaire, le garde des Sceaux a reconnu que "le ministère de la Justice a fait une erreur". 

Vidéo sur le même thème : 40% de gens qui ont droit au RSA ne le demandent pas ?

Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité