Pour l’attentat du 14 juillet, BFM TV a pris garde à ne pas reproduire les erreurs commises pendant la prise d’otage de l’Hyper Casher, porte de Vincennes.

"Au nom de l’info", on ne peut pas tout faire. Par exemple, on ne peut divulguer sur une chaîne d’information continue la localisation d’otages pas encore repérés par le jihadiste qui les menace. Ce qu’avait fait Dominique Rizet, un journaliste de BFM TV lors de la prise d’otage du 9 janvier 2015 dans un Hyper Casher.

Hervé Béroud, directeur de l'information de BFM TV, avait admis au site du Figaro que le propos du journaliste "était une erreur". Dépitée et désireuse de racheter la bourde, la chaîne avait décidé d’offrir 60 000 euros au Fonds social juif unifié, une association venant notamment en aide aux victimes des attentats.

À lire aussi – La bourde de BFM qui confond Jean-Marie Le Pen... avec Jean-Marie Le Guen !

Savoir informer avec des pincettes

Le dérapage avait valu à BFM TV un avertissement de la part du CSA. De nouvelles règles ont donc été instaurées pour ne pas déchanter de nouveau. L’AFP, reprise par le site du Figaro, a interrogé le directeur de la chaîne sur ce qu'il imposait à ses journalistes : "ne pas montrer de corps, même sous les draps".

Publicité
Le soir du 14 juillet, les images des équipes de BFM TV qui n’étaient pas encore habitués aux nouvelles règles et qui montraient les cadavres étaient par ailleurs systématiquement supprimées. Celles de France Télévision, qui montrait allègrement des cadavres et des vidéos choquantes, ont pour leur part été saisies par le CSA, qui a publié un avertissement appelant à la "retenue".

Vidéo sur le même thème – Le mea culpa de Dominique Rizet, le journaliste de BFM TV