Selon les informations de la Voix du Nord, le terroriste qui a attaqué ce supermarché casher en janvier dernier aurait pu s'être procuré des armes auprès d’un trafiquant présumé et membre de l’extrême droite. Plus de détails.

Bientôt quatre mois après les attentats de janvier, l’enquête sur l’attaque terroriste de l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes avance. La Voix du Nord a en effet rapporté que les enquêteurs fait une découverte surprenante sur la manière dont l’auteur de cette attaque, Amedy Coulibaly, se serait procurer des armes. Le quotidien croit savoir qu’il aurait été armé par un dénommé Claude Hermant, trafiquant d’armes présumé et membre de l’extrême droite. Membre de la sécurité du FN dans les années 1990, cet homme a également été mercenaire en Afrique, indique le journal.

Des armes de guerres neutralisées provenant d’Europe de l’Est

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Des perquisitions menées au domicile de ce quinquagénaire à la fin du mois de janvier auraient notamment aiguillé les enquêteurs en ce sens. Toujours d’après la Voix du Nord, ils auraient alors trouvé des armes et des munitions. Des "éléments lourds" pèseraient d’ailleurs sur Claude Hermant, lequel est soupçonné d’avoir remilitarisé "beaucoup" d’armes de guerre neutralisées provenant d’Europe de l’Est au cours de ces dernières années, écrit le journal qui cite deux sources proches de l’affaire. "Elles ont ensuite été écoulées dans le milieu du grand banditisme, pas uniquement lillois", ont assuré ces mêmes sources. De quoi laisser penser qu’Amedy Coulibaly aurait pu se fournir auprès de cet homme.

"Claude Hermant ne connaissait pas forcément la destination finale des armes"

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En effet, les premiers éléments de l’enquête avaient révélé qu’Amedy Coulibaly s’était procuré ses armes à Charleroi, en Belgique. Or, "Claude Hermant avait des relations" dans le Plat Pays, ont affirmé les sources proches de l’enquête. "C’est une piste très sérieuse, en bonne voie de confirmation", ont-elles encore indiqué, avant de toutefois souligné que "dans ce genre de trafic, il y a toujours un ou des intermédiaires". Aussi, "Claude Hermant ne connaissait pas forcément la destination finale des armes".

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