Alors que Jacques Nacer, le président de la Chambre du commerce et d'industrie de Corse-du-Sud a été assassiné mercredi, Alain Orsoni, l'un de ses proches a déclaré avoir "peur". Il envisagerait même de quitter le club de football de L1 Athletic Club Ajaccio (ACA) dont il est le président.

Un vent de panique semble souffler sur la Corse. Au lendemain de l'annonce de l'assassinat de Jacques Nacer, dont il était proche, Alain Orsoni, le président du club de football de L1 Athletic Club Ajaccio (ACA) a confié à France Inter avoir "peur". L'ancien dirigeant nationaliste  a également expliqué à la radio: "Bien sûr que j'ai peur, parce que j'ai une famille, des enfants, une mère. Plus que de la peur, c'est du désespoir", avant d'ajouter: "Je vis très mal (cette situation). je pense que je vais quitter l'ACA. Nous sommes dans une situation complètement folle".

Orsoni, la nouvelle cible ?Et alors que quatre proches d'Alain Orsoni ont été assassinés sur l'Ile de beauté au cours des trois dernières années - dont l'avocat de ce dernier, Me Antoine Sollacaro, un ancien militant nationaliste et conseil de l'ACA – Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur a souligné jeudi que le gouvernement avait engagé une véritable lutte contre le crime organisé qui sévit en Corse. Celle-ci vise notamment de nombreux secteurs économiques, dont celui du sport.

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Soulignant que les liens qui l'unissaient aux victimes des assassinats n'ont pas échappé aux médias, Alain Orsoni a déploré cette situation. "Je crois comprendre que la majorité des journalistes a trouvé la solution. Je suis personnellement atterré par ce que j'entends. On est en train de mettre une cible sur ma personne", a-t-il regretté.

Un projet d'assassinat contre Alain Orsoni a déjà été déjoué par la police en 2008.

 

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