Quelques jours après les attentats qui ont frappé la France, la justice fait preuve de fermeté à l'égard de ceux qui expriment leur soutien aux djihadistes. Plusieurs sanctions allant jusqu'à la prison ferme ont été prononcées.

Après l’heure de la mobilisation, est venue celle des sanctions. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la justice ne transige pas avec l’apologie du terrorisme. Plusieurs personnes en ont déjà fait les frais pour avoir publiquement salué l’entreprise terroriste des frères Kouachi et d’Amédy Couliblay.  

Plusieurs peines déjà prononcées

Certains reprochent au système judiciaire sa lenteur. Sur ces dossiers, ils ne trouveront rien à redire. Depuis les événements tragiques qui ont coûté la vie à 17 innocents, les sanctions pleuvent, prison ferme comprise. À Valenciennes par exemple, un homme a été condamné à quatre ans de prison ferme pour avoir lancé à des policiers qui l’interpellaient alors qu’il conduisait en état d’ivresse "il devrait y en avoir plus des Kouachi". Par ailleurs, ce dernier avait percuté un autre véhicule blessant légèrement un père et sa fille âgée de 12 ans.

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À Toulouse, se sont trois peines qui ont déjà été prononcées. Un jeune homme né 1993, protestant contre un contrôle de titre de transport dans le tramway, a déclaré aux agents : "les frères Kouachi, c’est que le début, j’aurais dû être avec eux pour tuer plus de monde". Comparution immédiate, 10 mois ferme. Peine similaire pour un autre jeune homme de 23 ans qui a lancé à des policiers lors d’un contrôle "on va tous vous niquer à la kalachnikov". Plusieurs autres cas de ce genre ont été recensés avec des peines équivalentes. Mais si hurler au djihad dans la rue est passible de prison ferme, des propos équivalents déversés sur les réseaux sociaux peuvent également conduire à l’incarcération.

Dans le Var par exemple, un homme a été condamné lundi 12 janvier à trois mois de prison ferme pour avoir posté des photos des djihadistes suivies de la mention suivante : "On a bien tapé, mettez la djellaba, on ne va pas se rendre, il y a d'autres frères à Marseille". Comme le rappelle le quotidien Les Echos, 3.721 messages faisant l’apologie du terrorisme ont été recensés sur les réseaux sociaux par le ministère de l'Intérieur. Le gouvernement a par ailleurs mis en ligne une plateforme (Pharos) pour signaler ce type de propos. Sur Internet ou ailleurs, l’apologie d’actes terroriste est passible de 75.000 euros d’amende et de cinq ans d’emprisonnement.

Des peines en attente

Tous n’ont pas été jugés et il faut s’attendre à ce que d’autres écopent de peines similaires. À Cannes par exemple, un jeune homme est actuellement en maison d’arrêt en  l’attente de son jugement pour avoir déclaré à des policiers : "ils ont bien fait à Paris, il ne faut pas insulter le prophète, je vais vous kalacher (sic), les musulmans vont niquer la France".

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Des cas comparables sont également en cours de traitement à Strasbourg ou encore à Meaux.  Outre ces irruptions de haines et d’appels aux meurtres, l’humoriste Dieudonné est également poursuivi pour apologie du terrorisme pour avoir posté (puis supprimé) un message dans lequel il se sentait "Charlie Coulibaly".

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