Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer une faute de l’agence météorologique après les violents orages de samedi soir qui ont fait au moins 17 morts. 

Alors que les Alpes-Maritimes se remettent difficilement des violents orages de ce week-end, où au moins 17 personnes sont mortes noyées et quatre autres sont encore portées disparues, les premières accusations commencent à tomber.

Le maire (Les Républicains) de Nice, Christian Estrosi, dont la ville a été sinistrée, a ainsi mis en cause le rôle de l’agence météorologique, dimanche soir sur Europe 1. "Je me pose beaucoup de questions sur la manière dont travaille Météo-France.", a-t-il lancé.

"Personne n’a été alerté ni prévenu de cela"

"On est bien sur un niveau qui n’est pas orange, mais qui est rouge. Un tel niveau, une telle violence, personne n’a été alerté ni n’a été prévenu de cela. Qu’il y ait une alerte rouge de ce niveau sur les lieux où elle est tombée, aurait imposé que dans les heures qui précèdent, on demande à la population de bien vouloir prendre des précautions, d’évacuer des lieux, des campings notamment.", a fait remarquer le maire de Nice.

"C’était une vigilance rouge qui aurait dû s’imposer"

Son homologue des Républicains, Eric Ciotti, président du conseil départemental des Alpes-Maritimes, a lui aussi des doutes sur le travail de Météo-France. "Je pose une question, sans apporter de réponse et sans vouloir ouvrir de polémique, mais compte tenu de ce qui s’est passé, c’était la vigilance rouge qui aurait dû s’imposer, a-t-il estimé lui aussi sur Europe 1. J’ai l’impression qu’il y a une peu une banalisation de la vigilance orange, qui est déclarée de façon de plus en plus fréquente, et que naturellement, ça peut amoindrir chez nos concitoyens les réflexes de prudence."

"Il était très difficile de prévoir une telle intensité" selon Météo-France

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Des critiques infondées selon Pascal Brovelli, du service prévision de Météo-France, car il était "difficile de prévoir une telle intensité en un temps si court. En l’état de nos systèmes, nous ne sommes pas en mesure d’annoncer une telle ampleur et de la localiser de manière aussi précise.", indique-t-il au Monde. "Les projections sur le climat laissent penser que l’on va rencontrer ce type de situations plus souvent. La fréquence de tels épisodes intenses peut être mise en relation avec le réchauffement climatique.", souligne-t-il par ailleurs.

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mots-clés : Estrosi, Ciotti
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