Pris à partie par des salariés furieux lundi, Xavier Broseta a eu la chemise déchirée et a même dû s’échapper du siège de la compagnie en escaladant un grillage. Quelques heures après ce lynchage, il a raconté comment tout avait dérapé.

Lundi, la direction d’Air France présentait ce lundi matin son plan de réduction des effectifs en comité central d’entreprise (CEE), à son siège social basé à Roissy-Charles de Gaulle. Mais la réunion a été interrompue par des salariés en colère qui n’ont pas hésité à s’en prendre physiquement aux dirigeants alors présents. Si le PDG de la compagnie aérienne, Frédéric Gagey a réussi à s’enfuir à temps, d’autres n’ont pas eu sa chance. C’est notamment le cas de Xavier Broseta, le directeur général adjoint en charge des ressources humaines, lequel a molesté par les manifestants. Les images de son lynchage ont fait le tour des réseaux sociaux en France et même à l’étrange. On l’y voit l’air hagard, la chemise arrachée et torse nu en train d’escalader un grillage pour s’échapper.

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"C'est en franchissant une clôture que nous nous en sommes sortis"Des violences inacceptables pour la direction d’Air France, laquelle a rapidement annoncé qu’elle allait porter plainte. Quelques heures après son lynchage, Xavier Broseta, le directeur général adjoint en charge des ressources humains a accepté de raconter ce qui c’était passé au Point. Alors que la réunion était sur le point de se terminer, "des représentants syndicaux nous ont demandé de quitter la salle, craignant de ne pouvoir continuer à assurer notre sécurité", a-t-il expliqué. "Le président Frédéric Gagey a pu quitter la salle. Je suis resté avec mon équipe pour tenter de terminer les questions/réponses. Des délégués CGT, que j'ai remerciés ensuite par SMS, sont venus m'aider à sortir de la salle face aux manifestants. C'est en franchissant une clôture que nous nous en sommes sortis", a-t-il poursuivi, assurant n’avoir "reconnu personne". Et le DRH d’Air France d’ajouter que, selon lui, les agresseurs n’étaient "pas des militants syndicaux qu’(il) rencontre régulièrement".

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Encore « choqué » par les évènements, Xavier Broseta a cependant assuré qu’il ne voulait pas que "l’opprobre soit jetée sur l’ensemble des salariés d’Air France". "La violence et l’intimidation n’entameront pas notre détermination", a-t-il par ailleurs affirmé.

En VIDEO - Des dirigeants d'Air France mollestés par des salariés en colère