L’ancienne Femen tunisienne, Amina Sboui a été placée en garde à vue ce mardi dans le cadre de sa plainte déposée le 7 juillet dernier pour agression en place publique.

©FACEBOOK

Amina Sboui, l’ex-femen tunisienne, a déposé plainte le 7 juillet dernier pour agression. Elle avait en effet déclaré avoir été attaquée par des salafistes place Clichy à Paris. Ces agresseurs lui auraient rasé les cheveux et les sourcils tout en la menaçant de la violer. L’ancienne activiste féministe a ainsi été placée ce mardi en garde à vue par les policiers de la Brigade des réseaux ferrés pour dénonciation de délit imaginaire, a rapporté ce mardi 20 minutes.

• Lire aussi : L'ex-femen Amina Sboui déclare s'être fait agressée à Paris par des salafistes

Des zones d’ombres importantes

Initialement convoquée par les policiers pour recouper ses déclarations, la jeune femme a ensuite été placée en garde à vue en raison des nombreuses incohérences de son discours. Alors qu’Amina Sboui affirme avoir été agressée devant plein de témoins sur la place Clichy, les forces de l’ordre n’ont trouvé aucun témoin pour conforter sa version. De plus, les vidéos des caméras de surveillance de la place Clichy et de ses alentours n’ont pas confirmé les dires de la jeune femme. Cette dernière n’apparaîtrait tout simplement sur aucune d’elles.

Publicité
L’avocat de l’intéressée, Me Martin Pradel, a rapidement réagi à cette garde à vue. "Je suis sidéré. Si je comprends bien les policiers, ils pensent que l’agression n’a pas eu lieu car elle n’a pas été filmée. Manifestement ils prêchent le faux pour avoir le vrai car ils ont des soupçons", a-t-il ainsi déploré auprès de l’AFP.

A voir sur ce thème : les Femen miment une gâterie à Bruxelles

Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité