Un enquêteur en charge de l'affaire Troadec a raconté à "Ouest-France" la garde à vue de Hubert Caouissin, le présumé auteur du quadruple meurtre en février à Orvault. 

Un enquêteur de la police judiciaire de Brest a raconté à Ouest France la garde à vue de Hubert Caouissin, l’auteur présumé du meurtre de la famille Troadec, en février à Orvault. À l'origine de ce massacre, un possible héritage de pièces d’or mal partagé entre sa compagne et son beau-frère, Pascal.

La maison était surveillée 

D’après ses révélations, la brigade de recherche et d’intervention surveillait la maison de Hubert Caouissin et Lydie Troadec quelques jours avant leur interpellation, le 5 mars. Le couple est arrêté à 6 heures du matin. À ce moment, les enquêteurs n’ont que 26 heures pour le faire parler.

Au début de sa garde à vue, les enquêteurs ne posent aucune question au présumé suspect qui a demandé à être assisté d’un avocat. "En attendant, on lui parle de la pluie et du beau temps, des travaux qu’il a faits dans sa maison… On est assistés d’un psychologue", a confié le policier.

Il était "surexcité" et bavard 

Les auditions commencent peu après 13 heures. "De 15 heures à 19 heures, il ne va pas s’arrêter de parler. Le collègue qui l’interroge n’a presque pas besoin de poser de question…Peut-être que Hubert Caouissin avait besoin de parler. Il est un peu surexcité. Il raconte les choses sans trop d’émotion. C’est assez bizarre", a-t-il ajouté. 

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Le lendemain, le domicile de Hubert Caouissin est perquisitionné. Le suspect a fait un plan aux enquêteurs pour savoir où chercher les victimes, un moment "atroce" pour l’enquêteur. Le lundi 6 mars suivant, le couple est transféré à Nantes au palais de justice. "Dans la voiture, je parle un peu avec Hubert Caouissin. Il me dit qu’il ne se reconnaît pas dans ce qu’il a fait, mais je ne ressens aucune émotion chez lui", a lâché le policier. 

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