Les empreintes génétiques retrouvées sur des scellés ne correspondent par à celles du jardinier, condamné  en 1994 pour le meurtre de Ghislaine Marchal puis libéré à la suite d'une grâce présidentielle.

C’est une affaire qui semble ne jamais prendre fin. En 1991, Ghislaine Marchal, riche veuve alors âgée de 65 ans, est tuée chez elle à Mougins (Alpes-Maritimes). Puis, dans une affaire très médiatisée, le jardinier de la victime est condamné en 1994 à 18 ans de réclusion criminelle. Pourtant, Omar Raddad a toujours clamé son innocence, et ce malgré le fait qu’une inscription en lettres de sang : "Omar m’a tuer", était présente sur la scène du crime. Mais en 1996, le président Jacques Chirac – après une demande du roi Hassan II du Maroc – accordera une grâce partielle à Omar Raddad. Ce dernier sera libéré le 4 septembre 1998.

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"On va aller au bout du possible"

On pensait enfin le dossier rangé pour de bon, sauf que vingt-cinq ans plus tard, voilà un nouveau rebondissement. Comme le rapporte Le Monde, le parquet de Nice a annoncé lundi que les empreintes génétiques récemment retrouvées sur trois scellés de l’affaire ne correspondent ni à celles du jardinier, ni à celles des potentiels suspects. 

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Ces traces d'ADN, retrouvées sur deux portes et un chevron, n'ont néanmoins toujours pas été examinées avec le recours du Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), permettant de trouver une éventuelle correspondance avec une personne liée au fichier, a annoncé le procureur de Nice, Jean-Michel Prêtre. "On va aller au bout du possible", a déclaré ce dernier, attendant que les traces soient comparées avec les ADN d'autres personnes de l'entourage de la victime.

A noter que d'autres traces d'ADN, qui ne correspondent pas à celles d'Omar Raddad, avaient déjà été découvertes sur le lieu du crime en 2002. La justice avait alors refusé un nouveau procès.

Si Omar Raddad est un homme libre aujourd'hui, il se bat toujours pour être définitivement blanchi et innocenté.

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