Alain Jakubowicz, l’avocat de Nordahl Lelandais, principal suspect dans l’affaire de la disparition de Maëlys, s’est insurgé au micro de RTL. Il dénonce un acharnement et accuse les médias de reprendre des informations non vérifiées.

Alain Jakubowicz installe durablement sa stratégie. L’avocat défend Nordahl Lelandais, mis en examen pour meurtre précédé d’un crime dans l’affaire Maëlys, la fillette disparue à la fin du mois d’août à Pont-de-Beauvoisin en Isère.

Au micro de RTLce matin et alors que la demande de remise en liberté de son client a été refusé hier, Alain Jakubowicz a dénoncé un "acharnement" contre Nordahl Lelandais . Il vise en premier lieu les médias et notamment "un média qui fabrique de la fausse information, qui fabrique de prétendus scoops, repris de façon quasi-unanime par la presse qui ne les vérifie pas". Surtout il estime que ce n’est pas aux médias de dicter le rythme de la justice et déplore que son client soit désigné aujourd’hui comme le coupable idéal. "On est tellement convaincu que c'est lui, qu'on néglige toute autre piste et cela est révoltant", a-t-il déploré. 

Il faut revoir la chronologie de la soirée

Alain Jakubowicz s’est à nouveau également attaqué à la chronologie établie par l’accusation, qui a arrêté la disparition de Maëlys à 2h45 et qui selon lui révèle des incohérences. Il a assuré que son client avait été vu dans la salle des fêtes à 3h30 avant de partir vers 3h55 et que la fillette aurait disparu entre 3h15 et 3h30. Pour l'avocat, "la version qui est aujourd'hui officiellement présentée par l'accusation et la presse" est "totalement incohérente".

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La semaine dernière, BFM TV s’est fait l’écho d’un changement de déclaration du cousin de Maëlys. Il avait d’abord expliqué avoir vu la fillette pour la dernière fois à 3h15 mais s’est ravisé : "je suis retourné dans la salle pour dire au revoir au marié, Eddy. J'ai alors vu Maëlys. Elle m'a tapé sur la fesse en me disant de faire un bisou à ma fille... Il était entre 2h45 et 3h. Je vous donne une fourchette car je n'ai pas regardé l'heure. Lorsque je suis parti, il était 3h10 ou 3h20", aurait finalement déclaré le cousin de la fillette.

Selon Alain Jakubowicz, il faut chercher un suspect parmi les autres personnes qui étaient présentes entre 3h15 et 3h30.

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