Considéré comme le principal suspect dans l’affaire Maëlys, Nordhal L. a été entendu jeudi par les juges. Une audition cruciale qui a conduit à sa mise en examen pour meurtre. 

Nordhal L. a été entendu jeudi par les juges en charge de l’affaire Maëlys. Trois mois après la disparation de la fillette lors d’un mariage à Pont-de-Beauvoisin en Isère, et alors que les enquêteurs avaient en leur possession de nouveaux éléments accablants, cette audition était annoncée comme cruciale. Tous espéraient en effet que l’ex-militaire de 34 ans avoue être responsable de la disparition de l’enfant. Mais rien se n’est passé comme prévu.

Le suspect a tout nié

En effet, pendant les huit heures de son audition, Nordhal L. n’a rien lâché et a fermement maintenu être innocent. Alors que des images de vidéosurveillance montrent qu’il a pris sa voiture vers 2h45, heure à laquelle Maëlys a justement disparu, et qu’une petite silhouette frêle habillée d’une robe blanche se trouve sur le siège passager, le suspect a contesté cet horaire et aussi le fait que le véhicule filmé soit le sien. "Il a visionné les vidéos avec ses trois avocats et devant ces éléments, il a indiqué que ce n’était pas sa voiture et qu’il n’était pas là. Pour le reste il s’est longuement expliqué avec beaucoup de sang-froid et a maintenu ses dénégations", a expliqué le procureur de Grenoble Jean-Yves Coquillat lors d’un point presse jeudi soir, ajoutant que le suspect ne dit pas "pour autant qu'on lui a volé sa voiture".

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Et alors que le téléphone de Nordhal L. a été mis son téléphone portable en mode avion – ce qui l’a rendu indétectable – entre 2h46 et 3h25, ce dernier a expliqué qu'il voulait "économiser de la batterie". Des réponses qui n’ont pas permis aux enquêteurs d’avancer. "Il sera difficile de retrouver le corps de la fillette si nous ne savons pas où chercher, a d’ailleurs prévenu le magistrat. Cette affaire ne sera jamais vraiment résolue tant que nous n’aurons pas retrouvé l’enfant". Nordhal. L a ensuite regagné sa cellule. Jusqu’alors mis en examen pour enlèvement et séquestration, il l’est désormais pour meurtre.

 

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