Le 1er février 2011 le corps démembré de Laetitia Perrais, 18 ans, est retrouvé par des plongeurs de la gendarmerie dans un étang de Lavau-sur-Loire. Le procès de Tony Meilhon, qui dit avoir tué accidentellement la jeune fille,  s’ouvre aujourd’hui à la Cour d’assises de Loire-Atlantique.

Laetitia Perrais, 18 ans, a été vue pour la dernière fois, en vie, dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011. Quelques jours plus tard, le 1er février, sa tête, ses bras et ses jambes sont retrouvés, enroulés dans du grillage, par des plongeurs de la gendarmerie dans un étang de Lavau-sur-Loire. Depuis la disparition de la jeune fille, Tony Meilhon, 33 ans, est accusé du crime. Il est le dernier a l’avoir vue, alors qu’ils buvaient des verres ensemble. Il a avoué avoir tué la jeune fille, mais parle d’un accident : il l’aurait percutée alors qu’elle se roulait en scooter, puis jetée dans l’étang. Il nie être l’auteur du crime et depuis son interpellation, en 2011, il s’est muré dans le silence. L’autopsie du corps de Laetitia a elle révélé qu’elle avait été étranglée puis poignardée d’une trentaine de coups de couteau.

Le procès s'ouvre aujourd’huiTony Meilhon est connu de la justice. A 33 ans, l’homme a déjà passé plus d’un tiers de sa vie emprisonné. Selon son avocate, maître Fathi Ben Brahim, la thèse qu’il défendra lors du procès sera la même qu’au début : il a tué Laetitia accidentellement en la percutant avec sa voiture alors qu’elle roulait en scooter. Une quarantaine de témoins, une douzaine de parties civiles et une centaine de journalistes sont attendus au tribunal.

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La mère de Tony Meilhon veut être partie civileNe désirant pas être associée aux actes dont on accuse son fils, la mère de Tony Meilhon s’est elle aussi portée partie civile. Son avocat a déclaré : "ce n'est pas parce que Tony Meilhon a été son fils, est son fils, qu'elle a obligation inconditionnelle d'être dans son clan." Il a fait passé un message de  cette dernière qui  justifie son choix : "Je ne suis pas coupable, je ne suis pas responsable de ce qu'est devenu mon criminel de fils, je suis une victime, une victime directe, de ses agissements."  

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