Le procès en appel de Dieter Krombach s'est ouvert ce mardi à la cour d'appel de Créteil (Val-de-Marne). Déjà condamné en première instance pour avoir tué sa belle-fille, Kalinka Bamberski, le médecin allemand encourt désormais la prison à perpétuité.

Dieter Krombach revient devant la barre. Après avoir été reconnu coupable du meurtre de sa belle-fille, Kalinka Bamberski, et condamné à quinze ans de prison l'année dernière, le médecin allemand va de nouveau être jugé. Mais cette fois-ci devant la cour d'appel de Créteil, dans le Val-de-Marne. Il en entend en effet contester le verdict de son jugement en première instance. En 2011, la justice française a estimé que Dieter Krombach avait tué la fille de son épouse, alors âgée de 14 ans et décédée en 1982.Les jurés avaient retenu le scenario selon lequel le médecin aurait été sexuellement attiré par sa belle-fille. Selon eux, il l'aurait alors violentée, ce qui aurait ensuite entraîné la mort non intentionnelle de Kalinka. L'homme de 77 ans risque la réclusion criminelle à perpétuité si la cour le reconnaît coupable d'avoir volontairement tué la jeune fille et ce, notamment avec la circonstance aggravante de la minorité de la victime. Une mort mystérieuseAlors que les faits repprochés à Dieter Krombach remontent à trente ans, les jurés risquent une fois encore de buter sur les circonstances qui ont conduit à la mort de la jeune victime. Celle-ci a en effet été retrouvée morte dans son lit au domicile allemand que sa mère partageait avec son beau-père, en juillet 1982. Au vue des premiers examens post-mortem, les experts de l'époque avaient émis l'hypothèse d'une mort par asphyxie due à une régurgitation de nourriture. Estimant que trop peu de charges pesaient sur lui, la justice allemande, alors chargée de l'enquête, n'avait pas poursuivi Dieter Krombach.

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La nullité du procès ?Et c'est justement sur ce point que la défense de l'accusé va, entre autres, s'appuyer. Ses avocats contestent en effet le principe même de la tenue du procès. Les conseils de Dieter Krombach vont par ailleurs insister sur le fait que leur client a été remis à la justice française dans des circonstances illégales. Convaincu que le médecin allemand est responsable de la mort de sa fille, André Bamberski l'a en effet fait enlevé à son domicile allemand avant de le livrer pieds et poings liés à la police française, en 2009. Cette première journée devrait donc être consacrée à l'examen de leurs demandes de nullité.

 

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