Le Monde a révélé jeudi la manière dont François Hollande et son équipe ont tenté, la veille de la publication du magazine Closer, d’anticiper le scandale qui allait éclater. Découvrez comment se sont déroulées les quelques heures qui ont précédé le début du "Closergate".

©AFP

Quelques heures. Voici le temps dont disposaient François Hollande et son équipe avant que le scandale de sa prétendue relation avec Julie Gayet n’éclate au grand jour. Dans son édition de jeudi, Le Monde est en effet revenu sur la nuit précédant la parution du numéro de Closer qui a fait éclater l’affaire dite "Hollande-Gayet". Le quotidien du soir révèle ainsi de quelle manière le chef de l’Etat et ses plus proches collaborateurs ont tenté d’organiser leur riposte au cours d’une véritable "nuit blanche à l’Elysée".

"Il est 21h, et personne à l’Elysée, n’a encore été capable de récupérer le numéro funeste"Selon les informations du Monde, la veille du scandale, François Hollande était entouré de cinq hommes : le secrétaire général "du château", Pierre-René Lemas, ses conseillers en communication Claude Sérillon et d’Aquilino Morelle, son photographe officiel Stéphane Ruet et Jean-Pierre Mignard, son ami et avocat. Si tous savaient plus ou moins que François Hollande entretenait une liaison secrète avec Julie Gayet, aucun en revanche ne s’était préparé à ce que l’affaire soit publiquement révélée de cette manière. Surpris, ils ont ainsi organisé « une drôle de réunion de travail, foutraque et improvisée, où des ombres passent et repassent, où les portes s'ouvrent et se ferment, comme dans un décor d'opérette", décrit le journal. Et alors que François Hollande se plaisait pendant sa campagne à fustiger "la confusion du privé et du public" chez son prédécesseur, ses plus proches collaborateurs auraient lâché : "Rien de tout cela ne serait arrivé sous Nicolas Sarkozy".

Manuel Valls a même été appelé en catastropheTous auraient cependant réussi à mettre leur amertume de côté pour se consacrer à la cellule de crise improvisée. Leur priorité : se procurer un numéro de Closer pour savoir exactement ce que le magazine s’apprêtait à étaler. "Il est 21h, et personne, à l'Elysée, n'a encore été capable de récupérer le numéro funeste", rapporte Le Monde avant d’ajouter que l’objet tant convoité est finalement arrivé entre les mains du président vers minuit. C’est Manuel Valls, appelé en catastrophe, qui aurait ensuite contacté le préfet de police de Paris pour y parvenir.

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A deux heures du matin, Valérie Trierweiler a fait un malaiseMais si la petite équipe pensait être sur la bonne voie, c’était sans compter sur Valérie Trierweiler. Ecartée de la "réunion", la Première dame aurait finalement eu bruit de ce qui se tramait vers 2 heures du matin. Choquée, elle se serait même évanouie. Nouveau coup dur pour le chef de l’Etat et ses proches qui, en plus de devoir anticiper la sortie du Closer, ont également dû gérer la réaction de la journaliste. Celle-ci a finalement été transportée à la Pitié-Salpêtrière dans la plus grande discrétion vers 5 heures du matin. Elle y a ensuite séjourné une semaine. Quelques heures plus tard, les premiers marchands de journaux ont ouvert leurs magasins. Le scandale a bel et bien éclaté et les exemplaires du dernier numéro de Closer se sont vendus comme des petits pains.

Vidéo : Quand Valérie Trierweiler parlait de ses difficultés à s'épanouir à l'Elysée 

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