Les parents de Grégory Villemin auraient remis à la justice un enregistrement téléphonique datant de 2007 et dans lequel une infirmière aujourd’hui décédée raconte comment Grégory Villemin aurait été enlevé et tué. 

L’affaire Grégory n’a toujours pas été élucidée, plus de trente ans après l’enlèvement et le meurtre du petit garçon de quatre ans. Une attente interminable pour les parents de l’enfant qui ne lâchent rien. Il y a quelques jours, Le Journal du Dimanche a d’ailleurs révélé comment ils avaient permis de relancer l’enquête. L’année dernière, les époux Villemin auraient en effet remis à la justice un enregistrement téléphonique vieux de presque dix ans et dans lequel une ancienne infirmière faisait des révélations accablantes pour Murielle Bolle.

Long d’une vingtaines de minutes, l’enregistrement a été fait en 2007 par Jean-Marie Villemin. A l’époque, c’est lui qui avait appelé l’infirmière, Jacqueline Girod pour lui faire redire ce qu’elle avait déclaré à Paris Match en 1990. Six ans après le meurtre de Grégory, dans un article intitulé "Grégory, la piste de l’insuline", elle avait en effet raconté que le flacon d’insuline trouvé sur le bord de la Vologne, la rivière dans laquelle le corps de l’enfant a été découvert, pouvait être l’un de ceux que Jeannie Bolle, la mère de Murielle Bolle, avait chez elle pour soigner son diabète. La soignante avait également rapporté avoir appris à l’adolescente comment faire des piqûres. Selon elle, c’était même "la seule à faire des injections à sa mère". Suite à cette interview, Jacqueline Girod avait reçu des menaces. A tel point qu’elle dû quitter les Vosges. "Elle avait cherché à contacter les Villemin, mais ils n'avaient pas donné suite", écrit Le JDD.

"Murielle Bolle lui avait dit que Bernard Laroche était venu la chercher à l'école ce jour-là"

Les parents de Grégory Villemin ont finalement cherché à en savoir plus en 2007. Le père a alors rappelé l’infirmière et pris soin de tout enregistrer. Au cours de leur conversation, l’infirmière lui aurait fait une confidence : "Un jour, après la mort de Jeanine Bolle, elle aurait emmené Murielle sur sa tombe. ‘C'est là qu'on a parlé toutes les deux […]. Je dis : 'T'as pas pris le car ce soir-là, Murielle, hein?' Alors elle s'est mise à pleurer, elle me dit : 'Non, mais Bernard, Bernard, Bernard …' Ben, je dis : 'Oui, mais pourquoi tu t'es rétractée?' J'ai reçu des roustes’". Mais l’infirmière n’a jamais voulu aller voir la police, de peur des conséquences médiatiques que son témoignage pourrait avoir. Un déjeuner a pourtant eu lieu entre Jacqueline Girod et les parents de Grégory Villemin en 2011 mais il ne l’a pas fait changer d’avis. "Ma femme était en récidive par rapport à la maladie et peut-être a-t-elle souhaité les rencontrer par rapport à un problème de conscience", a expliqué son mari au gendarmes en juin 2016.

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Cette même année, deux après que Jacqueline Girode soit décédée, les époux Villemin ont décidé de remettre l’enregistrement à la justice. Ce qui a permis de relancer l’enquête. Interrogé par les enquêteurs, le mari de l’infirmière a confirmé la version de son épouse à propos de l’épisode du cimetière : "Murielle Bolle lui avait dit que Bernard Laroche était venu la chercher à l'école ce jour-là. C'est-à-dire le jour du meurtre. Jacqueline était constante dans cette révélation. Durant les dix-huit années que nous nous sommes côtoyés, à chaque fois que nous parlions de l'affaire, Jacqueline me disait cela".

En vidéo - "Elle s'occupe comme elle peut", raconte l'hébergeur de Murielle Bolle 

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