Les sept hommes interpellés mercredi dans le cadre de l’affaire Elodie Kulik ont vu leur garde à vue prolongée dans la soirée. Le parquet d’Amiens souhaite savoir s’ils "ont des éléments nouveau à apporter" dans l’enquête portant sur le viol et la mort de cette jeune femme de 24 ans en 2002.

 

Le père d’Elodie Kulik aura-t-il bientôt la vérité sur la mort de fille ? Plus de dix ans après que le corps de la jeune directrice d’agence bancaire a été retrouvé dans un champ à Tertry (Somme), son père garde l’espoir de voir ses bourreaux comparaître devant la justice. Et alors que sept hommes ont récemment été interpellés, Jacky ne cache pas ses attentes. "J’ose espérer que cette fois je ne serai pas déçu (…) Je ne voudrais pas me tromper. Il y a onze ans qu’on attend", a-t-il ainsi confié."S’ils sont là, ce n’est pas un hasard, mais l’état des investigations nécessite qu’il y ait des vérifications de faites", a de son côté indiqué une source proche du dossier. Le point sur cette enquête.

L’ADN du principal suspectC’est l’identification de l’ADN  de Grégory Wiart l’an dernier qui a permis de relancer l’enquête. Grâce à une technique de reconnaissance ADN, les enquêteurs ont effet réussi à identifier cette personne. Mais alors qu’il  est décédé dans un accident de voiture quelques mois après le meurtre d’Elodie Kulik, le principal suspect n’a pu être définitivement identifié qu’après l’exhumation de sa dépouille. L’ancienne compagne de ce dernier a, quant à elle, été placée en garde à vue en décembre dernier après que son ADN ait été retrouvée sur les lieux du crime. Les quantités n’ayant pas été jugées suffisantes, elle a finalement été libérée. Elle a toujours nié toute implication dans cette affaire.

Combien étaient les meurtriers d’Elodie ?Alors qu’Elodie Kulik a été violée, étouffée et brûlée avant que son corps en partie calciné ne soit abandonné dans un champ, un préservatif et un mégot ont été retrouvés près de sa dépouille. Malgré plusieurs milliers d'expertises ADN, les enquêteurs n'avaient à l'époque pas réussi à identifier un suspect. Toutefois, les policiers sont ensuite parvenus à établir un rapprochement entre l'ADN du suspect principal et celle de son père. Ce dernier se trouvait alors emprisonné pour une affaire d’agression sexuelle. Il figurait d’ailleurs dans le fichier national des empreintes génétiques. Les doutes se sont d’autant plus tournés vers lui que, quelques temps avant d’être tuée, Elodie a réussi à appeler les pompiers avec son téléphone portable. Les soldats du feu ont ensuite rapporté avoir distingué derrière la voix de la jeune femme en détresse, celles de deux hommes au fort accent picard.

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L’entourage des suspectsSuite à ce rapprochement, les enquêteurs se sont concentrés sur l’entourage des deux hommes. Confirmant une information du Courrier Picard, le parquet d’Amiens ainsi annoncé mercredi que sept hommes, âgés de 28 à 45 ans, ont été arrêtés mercredi . Et alors que tous connaissent plus ou moins le père et le fils soupçonnés, leurs gardes à vue ont été prolongées. En avril dernier, quatre hommes avaient d’ores et déjà été entendus en qualité de témoins puis remis en liberté. Deux d'entre eux étaient originaires de l'Aisne, département d'où était originaire le principal suspect et où il a été inhumé, tandis que deux autres venaient des Bouches-du-Rhône.  "J'espère que cela va enfin déboucher sur les coupables, qu'enfin on va démasquer les complices (du principal suspect), qu'on les amènera au tribunal. C'est là où je les attends. C'est là où je leur donne rendez-vous", a déclaré Jacky Kulik. 

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